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Les Inuit seraient plus à risque en cas de propagation du coronavirus

Des enfants jouent au soccer dans la neige dans la petite ville de Baker Lake, au Nunavut.

Le Conseil circumpolaire des Inuit tire la sonnette d'alarme concernant la COVID-19

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Si la COVID-19 se propage dans le Grand Nord, les communautés inuit du Canada et d'ailleurs dans l'Arctique courent un risque d'exposition beaucoup plus élevé en raison d'un manque chronique d'infrastructures et de ressources de base, selon le Conseil circumpolaire inuit.

Le Conseil, qui représente environ 180 000 Inuit vivant au Canada, en Alaska, au Groenland et en Russie, a déclaré que cette population devait être prise en compte dans les réponses du gouvernement à la COVID-19 en raison de la menace potentielle d'aggravation de leur santé et de leur bien-être de base.

De nombreuses communautés manquent de systèmes d’égouts et d’eau courante, ce qui augmente le risque de tomber malade à cause de ce nouveau coronavirus, a déclaré le conseil cette semaine. Il note qu'il existe déjà une forte prévalence de tuberculose et d'autres infections respiratoires dans ces communautés.

Les lacunes dans les infrastructures de base continuent de contribuer à de graves risques pour la santé.

Conseil circumpolaire inuit

L’ONG internationale a aussi appelé les gouvernements à combler cet écart en matière d’infrastructures pour se protéger contre les futures menaces pour la santé.

Réunion de Justin Trudeau avec le comité Inuit-Couronne

Vendredi, le premier ministre, Justin Trudeau, a rencontré le Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne. Il a reconnu que les lacunes dans les collectivités inuit du Canada « s'étendent du logement aux soins de santé ». M. Trudeau n'a pas abordé spécifiquement la COVID-19 dans ses remarques publiques, mais a déclaré que son gouvernement écoutait les préoccupations des dirigeants inuit.

Natan Obed parle au micro.

Natan Obed, pris en photo ici en 2017, est le vice-président du Conseil circumpolaire inuit du Canada

Photo : La Presse canadienne

Natan Obed, président d'Inuit Tapiriit Kanatami et vice-président du Comité, n'a pas non plus parlé du virus dans ses commentaires. Toutefois, il a affirmé que l'élimination du déficit des infrastructures figurait dans le plan de travail proposé pour le Comité. Il s’est dit satisfait que la plateforme de campagne des libéraux le mentionne aussi.

Vendredi, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a écrit à Justin Trudeau pour l'exhorter à agir pour que les communautés autochtones et inuit ne soient pas touchées de manière disproportionnée en cas d'épidémie généralisée au Canada. M. Singh a mis en garde Ottawa afin de ne pas répéter les erreurs commises lors de l'épidémie de H1N1 en 2009.

Par ailleurs, une étude de recherche des centres nationaux de collaboration en santé publique a établi un lien assez étroit entre les manifestations graves de la grippe H1N1 et l'isolement des communautés autochtones après cette épidémie.

Un panneau routier STOP à Iqaluit

La ville d'Iqaluit, capitale du Nunavut

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« À ce jour, nous avons vu peu de preuves indiquant que le gouvernement fédéral a tiré des leçons de ces erreurs », écrit le chef néo-démocrate dans la lettre. Il a appelé le gouvernement fédéral à nommer le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, comme membre permanent du nouveau comité du cabinet COVID-19, créé plus tôt cette semaine pour fournir une approche pangouvernementale de lutte contre le virus.

Ce comité compte huit ministres, et Marc Miller est l'un des sept suppléants.

Le ministère des Services aux Autochtones travaille également avec l'Agence de la santé publique du Canada, d'autres ministères concernés ainsi qu’avec ses homologues provinciaux et territoriaux pour protéger la santé et la sécurité des Premières Nations, des Métis et des Inuit, a affirmé le bureau de la vice-première ministre Chrystia Freeland. Ajoutant que cette collaboration sert également à les aider à répondre aux menaces pour la santé publique, y compris la COVID-19.

Avec les informations de La Presse canadienne

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