•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Budget 2020 : le maire de Lévis veut des détails sur le 3e lien

Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte en soirée.

Le budget du Québec 2020 sera déposé et rendu public mardi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

À la veille du dépôt du budget provincial à l’Assemblée nationale, le maire de Lévis souhaite que les sommes qui seront allouées au 3e lien permettent d’en apprendre davantage sur le coût total du projet.

Selon Gilles Lehouillier, si la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite respecter ses engagements électoraux, il faudra avoir une évaluation des coûts du tunnel entre Québec et Lévis assez rapidement.

Comme il y a un engagement du gouvernement de débuter la réalisation du tunnel Québec-Lévis d'ici la fin du présent mandat, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour se mettre en marche, analyse le maire.

Gilles Lehouillier note aussi que tout le volet des points d’entrée et de sortie du tunnel reste à peaufiner. Lundi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a évalué qu’il faudrait encore au moins quelques mois avant d’être en mesure de répondre à cette question.

Carte satellite du tracé du tunnel ainsi que des différentes sorties.

Carte satellite du tracé du tunnel projeté

Photo : Radio-Canada / Google Earth

Dans le budget de l’an dernier, 325 millions de dollars avaient été consacrés à la réalisation d’études et à la conception des plans et devis du 3e lien.

Pénurie de main-d’oeuvre

Le maire de Lévis, tout comme beaucoup d’acteurs économiques de la région, espère aussi trouver dans le budget 2020 des initiatives pour atténuer les effets de la pénurie de main-d’oeuvre.

Il invite notamment le gouvernement Legault à accélérer le développement des zones d’innovations qui permettraient, selon lui, d’aider certaines entreprises à automatiser leurs opérations.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Photo : Radio-Canada

« Il faudra que les zones d'innovations, que le gouvernement a identifiées un peu partout au Québec, rapidement se mettent en marche. »

— Une citation de  Gilles Lehouillier, maire de Lévis

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec espère elle aussi que la pénurie de main-d’oeuvre fera partie des priorités du gouvernement.

Selon le directeur des affaires publiques, le ministre des Finances doit absolument mettre des mesures en place pour attirer davantage d’immigrants dans la région de la Capitale-Nationale.

On a la volonté, le désir et surtout la capacité à Québec d'accueillir plus de travailleurs étrangers alors je pense qu'il y a un message clair qui doit être lancé de la part du gouvernement Legault en ce sens là pour la pénurie de main-d'oeuvre, juge le directeur des relations publiques, Étienne Cummings.

En entrevue avec la Presse canadienne, le ministre du Travail, Jean Boulet, a confirmé qu’il y aurait des incitatifs dans le budget pour encourager certaines catégories de travailleurs à entrer ou retourner sur le marché du travail.

Dans le passé, la CAQ a notamment ciblé les personnes de 60 ans et plus avec des crédits d’impôt pour les travailleurs d’expérience et pour les entreprises qui les embauchent.

Les aînés veulent des changements

À l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, la présidente Judith Gagnon demande d’ailleurs à ce que plusieurs mesures d’aides offertes aux aînées soient mises à jour.

Elle dénonce le fait que plusieurs montants offerts en vertu de différent programme n’aient jamais été ajustés à l’inflation depuis leur création.

Judith Gagnon, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées

Judith Gagnon, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées

Photo : Radio-Canada

Par exemple, afin d’obtenir l'aide du gouvernement pour payer une chambre en CHSLD, un aîné doit faire la démonstration qu'il ne possède pas plus de 2 500 en argent et placements et une résidence dont la valeur ne dépasse pas les 40 000 $.

En avez-vous vu des condos ou des maisons de 40 000 $ aujourd’hui? Ça ne marche plus, 2 500 $ maintenant ce n’est pas beaucoup d’argent, lance Judith Gagnon au sujet des montants établis dans les années 1980.

Il faudrait remettre ça à jour. On n'est pas tout seul qui demande ça. On demande ça depuis 2016 et je me suis accroché les pieds partout [au gouvernement]. Je le demande au nom des aînés plus vulnérables parce que ça fait des situations difficiles.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !