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COVID-19 : l'appel au calme d'un médecin devient viral

Le docteur Abdu Sharkawy, médecin spécialiste des maladies infectieuses, pose devant la porte de son bureau.

Le docteur Abdu Sharkawy appelle à ce que la raison l'emporte contre l'atmosphère de panique qui entoure l'épidémie de coronavirus.

Photo : Facebook / Dr Abdu Sharkawy

Radio-Canada

Spécialiste des maladies infectieuses, le Dr Abdu Sharkawy estime que la panique n’est pas la réponse appropriée à l’épidémie du nouveau coronavirus. En quatre jours, sa publication sur Facebook a été partagée plus d’un million de fois.

Le praticien membre du Réseau universitaire de la santé, qui gère plusieurs hôpitaux à Toronto, affirme ne pas se sentir menacé par la COVID-19 elle-même, mais dit être préoccupé par les effets du nouvel agent infectieux qui s'est propagé dans le monde entier et continue de trouver de nouveaux points d'ancrage dans différents pays.

Nous devons maintenir un certain degré de fonctionnalité dans notre vie quotidienne. Vous ne pouvez pas arrêter de vivre, vous ne pouvez pas arrêter d'utiliser les transports en commun, vous ne pouvez pas arrêter complètement de voyager, car l'économie mondiale et notre vie quotidienne dépendent de la capacité de maintenir ces choses au moins à un certain niveau, a déclaré le praticien dimanche à CBC News.

Le Dr Sharkawy affirme que depuis plus de 20 ans, il a travaillé comme médecin dans les hôpitaux et dans les bidonvilles les plus pauvres d'Afrique. Il affirme qu'il a été exposé à presque tout ce qui existe.

À l'exception notable du SRAS, très peu de choses l'ont fait se sentir vulnérable, dépassé ou carrément effrayé, dit-il.

Ce qui me fait peur, c'est la perte de raison et la vague de peur qui ont entraîné les masses de la société dans une spirale envoûtante de panique, stockant des quantités obscènes de tout ce qui pourrait remplir adéquatement un abri anti-bombes dans un monde post-apocalyptique. Je crains les vols de masques N95 dans les hôpitaux et les cliniques de soins d'urgence, là où ils sont réellement nécessaires pour les fournisseurs de soins de santé de première ligne et qui sont plutôt enfilés dans les aéroports, les centres commerciaux et les cafés, perpétuant encore plus la peur et les soupçons des autres.

Le Dr Abdu Sharkawy, médecin spécialiste des maladies infectieuses

Je ne veux pas banaliser la situation

Le Dr Sharkawy estime que la crainte de certaines personnes à l'égard du nouveau coronavirus est motivée par la lecture des nouvelles et le fait qu'il existe un nombre toujours croissant de cas à la fois dans leur communauté et dans le monde.

Je ne veux pas banaliser la situation en disant cela. Ce que je veux vraiment, c'est que les gens essaient de faire quelque chose de constructif qui les aidera à se protéger eux-mêmes, [à protéger] leurs familles, leurs communautés et, espérons-le, à commencer à endiguer la situation et à briser la chaîne de transmission, a-t-il déclaré à CBC News.

 Un homme portant un masque de protection passe devant le Colisée, à Rome.

Avec 366 morts en date du 9 mars, l'Italie est le pays le plus touché au monde après la Chine.

Photo : Getty Images / ALBERTO PIZZOLI

Le médecin affirme qu'il ne préconise pas que les gens se renferment et évitent d'être exposés aux médias.

Au lieu de cela, il dit que l'exposition médiatique doit être tempérée et équilibrée avec des sources crédibles.

Il est important de prêter attention aux choses que nous pouvons faire dans notre vie de tous les jours, de la minute où nous nous réveillons à la minute où nous nous couchons le soir, explique le médecin.

Cela commence par se laver les mains, et garder un désinfectant pour les mains avec vous, où que vous soyez.

Avec les informations de CBC News

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