•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vivre un an sans voiture à Gatineau (!)

Une famille d'Aylmer a tenté l’expérience avec succès.

Cécile Lecoq et ses deux garçons se déplacent souvent à vélo.

Cécile Lecoq ne possède pas de voiture. Sa famille privilégie le vélo, la marche, l'autobus ou l'autopartage.

Photo : Gracieuseté de Cécile Lecoq

Les commentaires étonnés ou railleurs, Cécile Lecoq croit les avoir tous entendus. « Je ne sais pas comment vous faites! » étant probablement le plus récurrent. Sa famille de quatre fonctionne sans voiture depuis un an. Un mode de vie qui, financièrement parlant, s’est avéré gagnant.

Une maison à Aylmer, deux parents employés à plein temps et deux enfants de 6 et 9 ans — dont un qui joue au basketball compétitif —, la vie des Lecoq, comme celle de n’importe quelle autre famille nucléaire, n’a rien de reposant.

Au début, la voiture semblait un élément essentiel à leur mode de vie, mais un malheureux accident de la route subit en février 2019 est venu changer leur perception.

L’auto était une perte totale, a raconté Cécile Lecoq lors de son entrevue à l’émission Les malins. On allait en acheter une autre, mais le printemps s’en venait, alors on s’est dit pourquoi on n’essaiera pas sans voiture pour l’été, puis on verra à partir de là.

Avant de se lancer, les Lecoq ont jugé que le succès de cette nouvelle aventure dépendrait de quelques facteurs.

D’abord, il devait y avoir des commerces et des écoles à moins de deux kilomètres de la maison et un système de transport en commun aux 15 minutes, en tout temps. Heureusement, a indiqué Cécile Lecoq, on avait ça!

En revanche, il leur manquait un réseau cyclable entretenu à l’année, puis une station d’autopartage Communauto à moins d’un kilomètre de la maison. 

La station la plus proche se trouve à 1,8 kilomètre de la maison, à 15 - 20 minutes de marche. Ça, pour moi, c’était vraiment un obstacle, ça ne pouvait pas fonctionner, a évoqué Mme Lecoq. Mais on l’a essayé quand même!

Ce qui a vraiment permis aux Lecoq de réussir le défi qu’ils s’étaient eux-mêmes lancé, c’est l’achat d’un vélo-cargo électrique. 

Le vélo électrique, ç’a été une révolution!

Cécile Lecoq, résidente d'Aylmer qui vit sans voiture

Ç’a été génial, a lancé la mère de famille. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi fantastique! Sur mon vélo, je peux embarquer mes deux fils, je peux faire une épicerie complète. [...] Je l’ai utilisé tout l’été.

La neige, le froid et le… basketball

La haute saison terminée, les Lecoq choisissent de poursuivre leur aventure sans voiture. Le hic, c’est l’arrivée prochaine de l’hiver et de la saison de basketball compétitif de leur fils aîné. 

Là, l’auto est devenue une solution importante, indique Mme Lecoq. On dit qu’on vit sans auto parce qu'on n’en possède pas, mais on en utilise une régulièrement.

L’abonnement à Communauto a été grandement bénéfique. Cela a permis à leur fils de prendre part à tous les entraînements, matchs et tournois qui se tiennent un peu partout à Gatineau et à Ottawa.

Ils ont profité de la voiture pour optimiser leurs déplacements. Pendant que fiston est au sport avec son père, maman en profitait pour aller faire l’épicerie, par exemple.

Il leur est aussi arrivé de louer une voiture pour la fin de semaine dans un centre de location normal pour un week-end à Québec. En basse saison, la période où nous en avons besoin le plus — en hiver — ça nous coûte 85 $ pour 3 jours. Ce n’est presque rien! a expliqué Cécile Lecoq.

Pas facile, mais possible!

De façon générale, la vie sans voiture des Lecoq ne semble pas avoir été trop dure sur leur portefeuille. On a fait le calcul. Posséder une voiture — nous, on avait seulement des autos d’occasion — ça nous coûtait 6000 $ par année. Cette année on a dépensé moins de 3000 $ en location et en carburant, a souligné Mme Lecoq.

Un an plus tard, la petite famille d’Aylmer est ravie et a fait le choix de complètement abandonner la voiture. Elle prévoit que ce mode de vie deviendra au fil du temps de plus en plus facile.

Communauto va se développer partout à Gatineau. C’est sûr que dans les dernières années le transport en commun s’est beaucoup développé et le réseau cyclable aussi, a constaté la mère de famille. On voit que la Ville de Gatineau — et c’est pareil à Ottawa — fait des efforts pour donner des options aux gens.

Toutefois, Cécile Lecoq ne sait pas si ce mode de vie conviendrait à tout le monde.

C’est sûr qu’au centre-ville c’est plus facile, mais ça le devient de plus en plus possible aussi à l’extérieur, comme à Aylmer.

Cécile Lecoq, résidente d’Aylmer qui vit sans voiture depuis un an

« C’est sûr qu’il faut bien choisir son quartier pour avoir de bons services, et quand on a choisi d’habiter à Aylmer, on l’a fait en raison du bon transport en commun », a-t-elle admis.

La meilleure façon de savoir si ce mode de vie fonctionne pour vous, a-t-elle conseillé, c’est de tout d’abord l’essayer!

Avec la collaboration de l’équipe des Malins

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !