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Twitter : la première vidéo étiquetée comme « manipulée » vient de l'administration Trump

Donald Trump parle sur son téléphone cellulaire.

La politique de lutte contre la désinformation de Twitter a été mise en place le 5 mars.

Photo : La Maison-Blanche

Radio-Canada

C'est l'équipe du président américain Donald Trump qui a hérité de la première étiquette « média manipulé » du réseau social Twitter, sous sa nouvelle politique de lutte contre la désinformation. La vidéo en question a été mise en ligne par le directeur des médias sociaux de Donald Trump, Dan Scavino, puis a été partagée par le président lui-même.

L'extrait de 13 secondes a été téléversé sur le réseau social samedi et a reçu son étiquette dimanche soir. Il s’agit d’un extrait du discours qu’a livré vendredi le favori de la primaire démocrate, Joe Biden, au Missouri. Elle montre Joe Biden, trébuchant sur ses mots, qui finit par dire nous ne pouvons que réélire Donald Trump.

Bien que la vidéo n’ait pas été modifiée, elle a été trompeusement tronquée. Dans les faits, le candidat dit : « Nous ne pouvons que réélire Donald Trump si nous nous engageons dans ce peloton d'exécution circulaire. Il faut que ce soit une campagne positive », se référant à sa volonté de mettre fin aux attaques négatives entre lui et son rival de primaire, Bernie Sanders. 

La vidéo avait été vue plus de 5 millions de fois avant d’être signalée. D’ailleurs, l’étiquette « média manipulé » apparaît seulement si l’on voit passer le message Twitter dans son fil d’actualité, mais non directement sur le profil de Dan Scavino. Twitter a dit au réseau CBS être conscient de la situation et qu’elle sera corrigée.

La politique de lutte contre la désinformation de Twitter a été mise en place le 5 mars. Elle touche les contenus modifiés (montages vidéo ou audio, images éditées) qui visent à tromper le public ou risquent de nuire à des personnes, en incitant à la violence ou en portant atteinte à la liberté d'expression, par exemple.

Les messages Twitter tombant dans ces catégories peuvent être retirés ou étiquetés avec un avertissement. Le réseau peut aussi réduire leur visibilité ou ajouter du contexte.

Dan Scavino et d’autres fidèles du président Trump ont protesté contre la décision de Twitter, soutenant que la vidéo n’avait pas été modifiée ou fabriquée de toute pièce. La vidéo N’A PAS été manipulée, s’est défendu le directeur des médias sociaux du président Trump dans un gazouillis.

Facebook étiquette le contenu comme « en partie faux »

Facebook a pour sa part étiquetté le contenu comme étant « en partie faux », comme le rapportait l'Agence France-Presse en fin de journée.

Le réseau social a fait le choix donner carte blanche à tous les candidats (locaux ou nationaux), pour leurs messages ou leurs publicités, dans la limite des règles générales (contre la nudité, les risques de violence physique ou encore les fausses informations sur le déroulement d'un scrutin).

Facebook part du principe qu'il revient au public et à la société civile d'évaluer les propos des politiques. Mais il est intervenu cette fois-ci parce que cette vidéo trompeuse avait été mise en ligne avant que Donald Trump ne la partage.

Le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg est toutefois bien plus laxiste que Twitter lorsqu’il est question de fausses informations. Sa politique annoncée en début d’année s’attaque seulement aux vidéos qui sont le produit d'une intelligence artificielle qui mélange, remplace ou superpose un contenu en le faisant paraître authentique.

Les deux réseaux ont mis leurs nouvelles politiques en place en vue de l’élection présidentielle de 2020.

Avec les informations de CNN, The Washington Post, et Agence France-Presse

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