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Grève illimitée pour les chargés de cours de l’Université de Sherbrooke

Affiches tenues par des chargées de cours

Les chargés de cours se sont rendus aux coins du chemin Sainte-Catherine et du boulevard de l'Université à Sherbrooke lundi pour faire du piquetage.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS) sont en grève générale illimitée. Une décision qui a pour conséquence l'annulation d'une centaine de cours pour une période indéterminée aux campus de Sherbrooke et de Longueuil.

Le syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Sherbrooke compte 2600 membres, dont 800 au campus de Longueuil.

Les négociations entre l'Université de Sherbrooke et ses chargés de cours se sont poursuivies toute la nuit de dimanche à lundi.

Ce fut un très long marathon. Quelques avancées ont été faites cette semaine, des fois sur de gros points, mais malheureusement, il y avait un certain nombre de points sur lesquels l'employeur demeurait intraitable, explique Vincent Beaucher, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke.

« On est arrivé face à un mur et l'employeur ne veut plus bouger. »

— Une citation de  Vincent Beaucher, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke

Une offre globale de règlement pour le renouvellement de la convention collective avait été présentée par l'Université en fin de semaine.

Des manifestants font du piquetage.

Des membres du syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Sherbrooke réunis devant l'Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Au niveau salarial, l'enveloppe est excessivement restreinte. Même si on se montrait très conciliant, on aurait voulu sentir un petit mouvement [de leur part] qu'on a malheureusement pas senti. C'est essentiellement sur les clauses normatives que ça achoppe, comme au niveau des horaires, cite comme exemple le président du syndicat .

« La dernière offre qu'on a reçue de l'employeur, nous, on la trouve quasiment insultante pour être franc. »

— Une citation de  Vincent Beaucher, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke

Les chargés de cours se sont rassemblés aux coins du chemin Sainte-Catherine et du boulevard de l'Université à Sherbrooke lundi pour faire du piquetage.

Leur convention collective est échue depuis bientôt deux ans.

Le SCCCUS souhaite notamment de meilleures conditions de travail pour les chargés de cours.

Atténuer l'impact sur les étudiants

Dans un avis publié sur son site web, l’Université de Sherbrooke indique vouloir déployer tous les efforts possibles pour atténuer l’impact de ce conflit de travail sur ses étudiantes et étudiants.

On est désolé parce que ça fait 30 000 étudiants et 2 600 chargés de cours qui sont pris en otage par cette décision de peu de monde alors qu'on était si près du but, explique Jean Goulet, vice-recteur aux ressources humaines à l'Université de Sherbrooke.

« On a donné tout ce qu'on pouvait. »

— Une citation de  Jean Goulet est vice-recteur aux ressources humaines à l'Université de Sherbrooke

Sans vouloir dévoiler le contenu des négociations, le vice-recteur aux ressources humaines assure qu'il n'y a plus d'enjeux de précarité, les enjeux qui restent, c'est mineur.

Jean Goulet

Jean Goulet est vice-recteur aux ressources humaines à l'Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Jacques Lamarche

1 100 cours sont donnés par des chargés de cours aux campus de Sherbrooke et de Longueuil, assurent-ils.

L'Université de Sherbrooke précise que certains examens pourraient toutefois être maintenus. Elle ajoute que les cours donnés par les professeurs et le personnel enseignant non rattaché au syndicat se donnent normalement.

Des étudiants compréhensifs

La majorité des étudiants rencontrés sur le campus de Sherbrooke respectent la décision des chargés de cours.

C'est le cas d'une étudiante dont plus de la moitié des cours sont maintenant annulés. Ça ne m'inquiète pas trop, mais je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je sais qu'ils font ça pour une bonne cause, explique-t-elle.

Les professeurs ont des conditions de travail quand même assez intéressantes, mais les chargés de cours, ça peut être plus difficile de leur côté, a expliqué un autre étudiant de l'Université de Sherbrooke qui appuie les chargés de cours.

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