•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vol MH17 : ouverture du procès de 4 suspects de l’écrasement

Le procès de trois Russes et d'un Ukrainien, accusés d'avoir provoqué l'explosion du vol MH17 au-dessus de l'Ukraine il y a plus de cinq ans, s'est ouvert lundi aux Pays-Bas, en l’absence des accusés. Le parquet a énuméré un à un les noms des 298 victimes sous les yeux de plusieurs proches, visiblement émus.

Un homme parle sur une estrade avec derrière lui les photos des quatre accusés.

Un point de presse des enquêteurs internationaux de l'écrasement du vol MH17, en novembre 2019, aux Pays-Bas

Photo : AFP/ Getty Images / Robin Van Lonkhuijsen

Radio-Canada

Le Boeing 777 de la Malaysian Airlines, qui effectuait la liaison Amsterdam et à Kuala Lumpur, avait été abattu en plein vol par un missile BUK de conception soviétique, au-dessus de la zone de conflit armé avec les séparatistes prorusses, dans l'est de l'Ukraine.

Les Russes Sergueï Doubinski, Igor Guirkine et Oleg Poulatov, ainsi que l'Ukrainien Leonid Khartchenko, quatre hauts gradés des séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, sont poursuivis pour meurtre et pour avoir délibérément causé l’écrasement de l'avion.

Le parquet néerlandais les a accusés d’avoir apporté le missile, avant que celui-ci soit tiré par d'autres personnes qui n’ont toujours pas été identifiées.

Dans leur rapport, les enquêteurs internationaux ont conclu que le missile provenait de la base militaire russe de Koursk, située juste de l'autre côté de la frontière.

En novembre dernier, ils ont également dévoilé le contenu de conversations téléphoniques révélant des liens étroits entre les suspects et de hauts responsables russes, parmi lesquels Vladislav Sourkov, un influent conseiller du président russe Vladimir Poutine, et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Les Pays-Bas et l'Australie, dont 189 et 38 ressortissants ont péri dans le drame, ont accusé la Russie d’être responsable de la mort de leurs ressortissants. Moscou a toujours nié avec véhémence toute implication dans l’écrasement et a rejeté la faute sur Kiev.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a dénoncé vendredi une campagne médiatique caractérisée par un parti pris accusateur envers la Russie.

Des juges dans une salle d'audience

Les procureurs néerlandais accusent les quatre suspects d'avoir transporté le missile utilisé pour détruire l'appareil civil.

Photo : Getty Images / Pierre Crom

Les quatre accusés encourent une peine d'emprisonnement à perpétuité. Ils ne sont toutefois pas attendus aux audiences qui se tiennent dans la banlieue d’Amsterdam, puisque ni la Russie ni l’Ukraine n’extradent leurs ressortissants poursuivis à l'étranger. Le Russe Oleg Poulatov a choisi d'être représenté par un avocat néerlandais. Les trois autres seront jugés par contumace.

La première semaine d’audiences de ce procès-fleuve, qui devrait durer plus d'un an, devrait se concentrer sur des questions administratives plutôt que sur la présentation de témoignages et de preuves.

Malgré un banc des accusés vide, ce procès représente un symbole fort pour les proches des victimes.

C'est le premier jour où l'on va nous dire ce qui s'est passé, qui était responsable, pourquoi l'avion a été abattu.

Mark Rutte, le premier ministre néerlandais

Piet Ploeg, le président d'une association de victimes néerlandaise, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et son neveu dans la catastrophe, attend le début du procès avec impatience, mais est conscient que cela va être très dur à affronter.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Écrasement d'avion

International