•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les éducatrices en milieu familial de la Mauricie en faveur d'une grève générale illimitée

Des femmes font la file pour déposer leur bulletin de vote.

Une centaine d'éducatrices en milieu familial subventionné se sont prononcées en faveur d'une grève générale illimitée.

Photo : Radio-Canada / Catherine Bouchard

Les éducatrices en milieu familial subventionné en Mauricie ont voté en faveur d'une grève générale illimitée à partir du 1er avril. Au total, ce sont 2200 familles de la région qui seraient touchées par cette grève.

Le mandat de grève générale illimitée a reçu 97,5  % d'appui des membres du syndicat de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIFEQ-CSQ).

Le 8 mars a été choisi comme date symbolique pour le tenir ce vote de grève, puisque 99 % des membres sont des femmes.

Les éducatrices réclament de meilleures conditions salariales. Elles sont insatisfaites de l'offre du ministère de la Famille de 12,48 $ de l'heure, une hausse de 6 cents de l'heure. Elles réclament un taux horaire de 16,75 $ de l'heure.

Celles rencontrées par Radio-Canada sur les lieux du vote tenu dimanche à Trois-Rivières se disaient toutes en faveur de la grève générale illimitée.

C'est pas acceptable un salaire comme ça pour tout le travail qu'on a, martèle Johanne Lafrenière.

Plusieurs menacent de quitter la profession si les bonifications salariales ne sont pas substantielles.

À un moment donné, c'est triste pour les parents, mais si le ministre ne fait rien, plus ça va, plus les filles quittent. S'il n'y a pas d'argent sur la table, il y en a plein qui vont mettre la clé sous la porte. Ils vont faire quoi avec ces enfants-là, demande Line Hubert, éducatrice depuis 17 ans.

Selon la FIFEQ-CSQ, 50 % de ses membres envisagent de fermer leurs portes d'ici trois ans avec les offres salariales actuelles du gouvernement.

Pour la présidente du syndicat local, le message est clair.

Arrêtez de faire l'autruche. Arrêtez de faire semblant que vous négociez. Négociez pour vrai, cette fois-là si vous ne voulez pas prendre les parents en otage, parce que ce n'est pas nous qui prenons les parents en otage. On a essayé d'être innovant, de faire des grèves de 15 minutes pour laisser la chance au Ministère de nous faire des offres, de négocier sérieusement. Si on en est rendus là, c'est parce que ça n'avance pas, souligne la présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial pour la région de la Mauricie, Mélanie Gélinas.

Au Québec, ce sont 60 000 familles qui seront affectées par cette décision si la menace de grève est mise à exécution.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Enfance