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Chantale Plourde devient la deuxième lauréate du prix Micheline-Laroche

Les cinq femmes prennent la pose pour une photo, tenant chacune une plaque honorifique ou un bouquet de fleurs en mains.

De gauche à droite, Julie Bérubé, Bibiane Caouette, Chantale Plourde, Annie Veillette et Micheline Verreault ont été honorées lors de la Journée internationale des droits des femmes.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Catherine Poisson

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville de Matane a souligné pour une deuxième fois le travail d'une grande bénévole, en remettant le prix Micheline-Laroche à Chantale Plourde.

C'est un grand honneur, un très grand honneur, vraiment, affirme Chantale Plourde.

Visiblement émue de devenir la deuxième lauréate du prix Micheline-Laroche, Mme Plourde explique qu'elle a très bien connu la première coordonnatrice du Regroupement des femmes de la région de Matane, dont le prix porte le nom.

Micheline, je l'aurais suivie au bout du monde. C'était une femme de cœur, un modèle. C'était une femme épanouie, qui savait où elle allait, et elle croyait en toutes les femmes, donc c'était facile de suivre! lance-t-elle.

La conseillère municipale Annie Veillette sourit aux côtés de Chantale Plourde, qui parle au micro après avoir reçu le prix.

Chantale Plourde était très émue de recevoir le prix Micheline-Laroche.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Mme Plourde, qui s'implique notamment auprès du Regroupement des Femmes de la région de Matane depuis plus de 20 ans, admet qu'elle ignore pour le moment ce qu'elle fera avec la bourse de 500 $ qui accompagne le prix Micheline-Laroche.

Elle assure toutefois qu'elle continuera à travailler pour améliorer la situation des femmes.

Toutes les conditions des femmes sont importantes, il faut continuer d'en débattre tout le temps, c'est toujours d'actualité.

Chantale Plourde, lauréate du prix Micheline-Laroche

Toutes les causes sont bonnes, comme l'égalité monétaire. Les femmes doivent avoir le même salaire que les hommes, ça c'est certain, et encore aujourd'hui, on sait que les femmes, à bien des niveaux, gagnent moins que les hommes, souligne-t-elle.

La directrice des communications à la Ville de Matane, Anne Dionne, explique que le choix du conseil municipal a été facile à faire cette année, puisque la candidature de Mme Plourde a été la seule reçue, tous les organismes s'entendant sur son mérite.

C'est vraiment celle qui a fait l'unanimité, autant auprès des organismes qui nous ont dit : ''Effectivement, c'est la personne qu'on voit recevoir ce prix-là cette année'', indique Mme Dionne.

On regarde une implication soutenue au fil du temps, et pour Mme Plourde, on parle de plus de 20 ans et même, c'est peut-être un peu plus que ça!

Anne Dionne, directrice des communications à la Ville de Matane

Le prix Micheline-Laroche, créé en 2017 par la Ville, est remis le 8 mars, tous les deux ans, à une personne qui s'implique dans l'amélioration de la condition de vie des femmes de la région.

La remise du prix a également permis de souligner l'implication de quatre autres femmes de la région.

Des dizaines de personnes sont assises dans la salle Isabelle-Boulay du Complexe  culturel Joseph-Rouleau. Une présentation PowerPoint sur la Journée internationale du droit des femmes est présentée au mur.

La Ville de Matane, le Regroupement des femmes de la région de Matane, l'organisme La Gigogne et la Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent ont souligné dimanche le travail de cinq femmes qui s'impliquent dans leur communauté.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Ainsi, le Regroupement des femmes de la région de Matane, l'organisme La Gigogne et la Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent ont remis des plaques honorifiques à Julie Bérubé, Bibiane Caouette, Annie Veillette et Micheline Verreault.

Cette dernière a été applaudie pour être devenue la première femme à siéger au conseil d'administration de la Caisse Desjardins de La Matanie depuis 1906, un fait qui a particulièrement marqué la députée bloquiste Kristina Michaud, présente à l'événement.

C'est fou qu'en 2020, des femmes soient encore les premières à occuper un poste. J'ai hâte que ce soit presque banal qu'une femme occupe un poste ou un autre parce qu'on sera rendus là.

Kristina Michaud, députée d'Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia

De son côté, Annie Veillette a été félicitée pour être la seule conseillère municipale à la Ville de Matane, une situation qu'elle explique par le manque d'assurance que ressentent certaines femmes.

Il y a une question de sentir qu'on peut le faire. Souvent, les femmes attendent plus avant de se dire : ''Oui, je suis prête.'' Elles attendent quasiment d'avoir 20 ans de bénévolat et d'implication sociale avant de se dire : ''Oui, là je suis digne de représenter les citoyens'', alors que souvent, les hommes ont moins ce réflexe-là, avance la conseillère municipale.

Par ailleurs, les représentantes des organismes présents dimanche ont uni leurs voix pour soutenir les revendications de la Marche mondiale des Femmes (MMF) pour 2020, qui touchent cinq enjeux, soit la lutte contre la pauvreté des femmes et des familles, les violences faites aux femmes, les changements climatiques, les femmes migrantes et immigrantes, et les femmes autochtones.

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