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La grande majorité des éducatrices en milieu familial en faveur d'une grève illimitée

Trois fillettes jouent autour d'une table de salon.

Si la menace de grève est mise à exécution, ce sont 60 000 enfants qui pourraient être privés d’éducatrice.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Quelque 10 000 éducatrices en milieu familial pourraient déclencher une grève générale illimitée dès le 1er avril après avoir voté à 97,5 % en faveur d'un mandat de grève générale illimitée.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec tenait dimanche une assemblée générale à Québec pour discuter de l'entente de principe négociée avec le gouvernement Legault. Elle appelait ses membres à voter pour le débrayage comme moyen de pression.

Le ministère de la Famille maintient l’offre monétaire à 12, 48 $ de l’heure. Elle était précédemment de 12,42 $ de l'heure.

Une proposition d'augmentation de 6 ¢ reçue comme une insulte par les éducatrices et leur fédération.

Pour nous, on l’annonçait, ça passe ou ça casse. Aujourd’hui, ça casse. La proposition qu’on vient de faire à nos membres, c’est de voter une grève illimitée […] sinon on risque de mettre en péril ce réseau-là.

Valérie Grenon, présidente, Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ)-CSQ

Les intervenantes des services de garde en milieu familial demandent, entre autres, une hausse de salaire de 30 %, un rattrapage salarial qui aurait dû être fait il y a plusieurs années, selon la FIPEQ. Cela représenterait un salaire de 16,75 $ de l'heure.

Message aux parents

Si la menace de grève est mise à exécution, ce sont 60 000 enfants qui pourraient être privés d’éducatrice. L’impact sur les familles sera important, notamment pour les parents qui devront trouver des solutions alternatives durant le débrayage.

À ce sujet, Valérie Grenon avait un message à envoyer aux parents. Si le parent se sent pris au piège, je le répète et je ne les répéterai jamais assez, c'est au ministre [de la Famille Mathieu Lacombe] de dénouer l'impasse , a-t-elle dit, soulignant que la FIPEQ.

Le cabinet du ministre Lacombe a réagi au vote de grève en déplorant le casse-tête supplémentaire pour les familles en cas de grève générale. Pas question toutefois, ajoute-t-on, de négocier sur la place publique.

La tenue de cette assemblée générale le 8 mars, Journée internationale des femmes, se voulait par ailleurs un symbole. Les femmes constituent, en effet, 99 % des membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance.

Avec les informations de Hadi Hassin.

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