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1 million de dollars pour la recherche sur le coronavirus chez les Autochtones à l’Université du Manitoba

Montage photo des deux chercheurs montrant un homme barbu portant une casquette à gauche et une femme aux cheveux bruns bouclés à droite.

Les équipes des chercheurs Stephane McLachlan (à gauche) et Michelle Driedger (à droite), de l'Université du Manitoba, ont reçu des bourses afin de mener des recherches sur l'épidémie de COVID-19.

Photo : Université du Manitoba

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ottawa octroie deux bourses totalisant près d’un million de dollars à des chercheurs de l’Université du Manitoba afin de financer des recherches sur la COVID-19 auprès de populations autochtones du Canada.

Les fonds proviennent d’un budget de 27 millions de dollars consacré à des interventions de recherche rapide contre l’éclosion de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). L’octroi des fonds a fait l’objet d’un concours lancé en février par le gouvernement fédéral.

Implication des Autochtones

L’équipe du chercheur Stephane McLachlan reçoit 500 000 $ afin d’étudier l’implication des Autochtones lors de précédentes épidémies et de la propagation du coronavirus afin de trouver des moyens de rendre les interventions auprès de leurs communautés plus efficaces.

« L’expérience montre que les communautés autochtones souffrent plus [des épidémies] que les autres Canadiens », notamment parce que les leaders de ces communautés sont souvent exclus des interventions, explique-t-il.

Sa recherche vise donc à trouver et combler les lacunes dans la réponse donnée aux épidémies auprès de ces populations « en travaillant de près avec [elles] pour développer une réponse efficace et culturellement appropriée ».

Il précise que plusieurs communautés ont déjà exprimé leur désir d’être des partenaires dans cette étude.

Comprendre la réponse de la société aux messages véhiculés

L’autre étude, menée par la chercheuse Michelle Driedger, s’est vue octroyer la somme de 499 731 $ pour tenter de comprendre les effets du discours sur les épidémies sur la société.

Selon elle, il est nécessaire d’évaluer les effets culturels, sociaux et politiques de l’épidémie en temps réel.

Avec son équipe, elle compte notamment évaluer :

  • comment l’information sur les précautions à prendre est véhiculée par les médias;
  • comment les agences de santé publique utilisent les réseaux sociaux;
  • ce que le public et des membres de certains groupes comme les Métis comprennent de l’épidémie;
  • à quel point ce public croit pouvoir se protéger efficacement en tenant compte des informations transmises par les agences de santé et en comparant ces résultats avec les campagnes de sensibilisation liées à la grippe saisonnière;
  • comment la population réagira si un vaccin contre le coronavirus est trouvé.

Outre la réponse de la population en général, l’équipe de Michelle Driedger compte s’intéresser particulièrement aux Métis.

L’objectif est « de s’assurer que ce que [les agences de] santé publique veulent communiquer est bien compris et de savoir s’il est nécessaire d’ajuster la façon de communiquer afin que les Canadiens se sentent réellement informés et capables de répondre » à la crise, précise-t-elle.

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