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Les femmes présentes à la première course de chiens attelés de l'Abitibi-Témiscamingue

Courses de traîneaux à chiens à Rouyn-Noranda.

Courses de traîneaux à chiens à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Emilie Parent Bouchard

Les amateurs de courses de traîneaux à chiens des quatre coins de la province, mais aussi de l'Ontario et des États-Unis s'en donnent à cœur joie cette fin de semaine dans le quartier Mont-Brun de Rouyn-Noranda à l'occasion de la première course de chiens attelés de l'Abitibi-Témiscamingue. Les femmes occupent d'ailleurs une place privilégiée au sein de cette discipline.

C'est l'heure de reprendre des forces pour les chiens d'Audrey Labonté. Passionnée des chiens, la jeune femme de Rivière-Héva vient de participer à sa première course à vie.

« J'étais stressée, mais c'est vraiment l'fun, c'est différent, lance-t-elle après avoir ravitaillé sa meute. J'aime ça faire ça pour le plaisir, je n'ai pas des chiens de course. J'ai des chiens plus pour le côté récréatif, mais si on refait l'édition l'année prochaine, je vais m'inscrire aussi. »

J'ai toujours tripé sur les chiens, c'est vraiment une passion depuis que je suis toute petite. J'ai découvert aussi le chien de traîneau, j'ai commencé avec mon premier chien. Je leur ai tout montré de A à Z toute seule.

Une citation de :Audrey Labonté
Une femme posant avec des chiens en hiver

Audrey Labonté de Rivière-Héva vient de participer à sa première course à vie.

Photo : Radio-Canada / Emilie Parent Bouchard

Place aux femmes

Membre du comité organisateur de cette première course, Nathalie Girard s'étonne de voir autant de femmes conduire le traîneau.

« On voit beaucoup, beaucoup de femmes dans les courses parce que c'est un sport pour lequel on n'a pas besoin d'une force extrême. C'est plus une technique. Et dans le fond, avec les chiens, que ce soit un homme ou une femme, les chiens les aiment! », fait-elle valoir dans un éclat de rire.

« De course en course, c'est devenu une passion, je suis allée en Alaska, en fait notre vie tourne vraiment autour des chiens maintenant », renchérit Cathy Rivest, qui a remporté les six dernières courses auxquelles elle a participé dans la province.

Aujourd'hui présidente de la Fédération québécoise des mushers et entraîneurs de chiens attelés (FQMECA), elle mentionne que les femmes ont cependant d'autres avantages compétitifs que le fait d'aimer les chiens.

« C'est sûr que ça paraît si un homme pèse 200 quelques livres et compétitionne contre moi qui en pèse 120, il va être désavantagé, illustre-t-elle. En fait, c'est quand même beaucoup de femmes même sans ça qui sont passionnées par les chiens et c'est vrai qu'il y a beaucoup de femmes dans le sport », poursuit-elle.

Elle ajoute que la relève s'initie souvent à ce plaisir par le canicross ou le bikejoring, c'est-à-dire la course à pied ou à vélo avec un seul chien, ce qui rend le sport accessible et praticable pendant toute l'année.

Une cinquantaine de coureurs de la province, de l'Ontario et même des États-Unis participaient cette fin de semaine à la première course de chiens attelés dans la région.

Une cinquantaine de coureurs de la province, de l'Ontario et même des États-Unis participaient cette fin de semaine à la première course de chiens attelés dans la région.

Photo : Radio-Canada / Emilie Parent Bouchard

Faire connaître les sports canins

Une cinquantaine de coureurs des quatre coins de la province, mais aussi de l'Ontario et même des États-Unis participaient cette fin de semaine à la première course de chiens attelés dans la région. Nathalie Girard espère d'ailleurs voir l'événement grandir au fur et à mesure que se convertissent les nouveaux adeptes dans la région.

« Le premier but de faire la course ici, c'est justement de faire connaître [le sport] et de prouver aux gens que même avec deux chiens, un traîneau, on peut s'amuser. Notre but est de promouvoir ça aussi, de faire connaître et de dire aux gens qu'ils sont capables, chez eux, avec leurs deux chiens, de pratiquer ce sport dans la région. On a la neige et les sentiers partout pour le faire! », fait-elle remarquer.

Elle ajoute du même souffle que l'événement est appelé à grandir dans les prochaines années. « On a des idées pour l'année prochaine et notre équipe a des idées de grandeur pour la région. L'idée, c'est que ça devienne un événement avec des retombées régionales. L'idée est concrète et voulue par plusieurs partenaires », avance-t-elle.

Pour la championne Cathy Rivest, cette première mouture est déjà sur la bonne voie. « La trail est vraiment magnifique. Souvent, on est dans des champs, avec de grands bouts droits, c'est un peu plate. Mais ici c'était vraiment plein de petits zigzags, des croches, des valons, c'était vraiment bien! », conclut-elle.

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