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Coronavirus : le laboratoire spécialisé du Québec veut partager ses techniques

Entrevue avec la Dre Judith Fafard, à l'émission 24/60

Photo : Agence de la santé publique du Canada

Radio-Canada

Dans la lutte contre le coronavirus, le Laboratoire de santé publique du Québec, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l'ouest de l'île de Montréal, mène la charge pour tenter de détecter les cas de contamination. Ses méthodes de dépistage pourraient être partagées avec divers hôpitaux afin d'accélérer le dépistage.

Selon la Dre Judith Fafard, microbiologiste-infectiologue au Laboratoire, les gens travaillant dans ces installations oeuvrent actuellement à adapter un test de détection pour que celui-ci puisse aussi être effectué à l'aide d'appareils que l'on retrouve plus couramment dans les hôpitaux.

Il y a plusieurs machines qui peuvent faire de l'amplification et de la détection d'acides nucléiques [liés à la présence du virus, NDLR]; nous utilisons une machine donnée, qui possède sa façon de détecter l'acide nucléique, et il faut qu'on adapte notre recette pour que les appareils disponibles dans le réseau puissent faire le même travail, a déclaré la Dre Fafard à l'émission 24/60, sur les ondes de RDI.

En ce moment, un test de dépistage peut nécessiter de cinq à 24 heures de travail, en fonction de la disponibilité du personnel et des équipements. Il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que les hôpitaux puissent admettre un patient potentiellement porteur du coronavirus et ensuite obtenir un diagnostic; après tout, comme le mentionne la Dre Fafard, les hôpitaux ne lanceront pas nécessairement des tests toutes les heures.

Quant à savoir si ce sont seulement les quatre hôpitaux désignés par Québec comme centres de traitement de la maladie COVID-19 qui disposeraient de cette nouvelle méthode de détection, ou si tous les hôpitaux pourraient en profiter, la Dre Fafard précise que la décision en reviendra au ministère de la Santé, « en fonction du volume d'échantillons à tester ».

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