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Levée des barricades sur les rails de Listuguj : le temps des bilans

Wagons sur un chemin de fer enneigé

Les trains n'ont pas pu circuler pendant 25 jours sur le rail à Listuguj. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

La Société du chemin de fer de la Gaspésie admet que le climat d'affaires a été ébranlé par le blocage du chemin de fer à Listuguj.

Les activités de l'entreprise ont été paralysées pendant 25 jours, après la construction d’un barrage par des Micmacs, en appui aux chefs héréditaires Wet'suwet'en de Colombie-Britannique opposés à la construction d'un pipeline sur leurs terres ancestrales.

Le directeur général de la Société, Luc Lévesque, affirme que le défi maintenant est de convaincre les clients qu'une telle situation ne va pas se reproduire.

Le développement de l’entreprise sera plus ardu, croit M. Levesque. Il va falloir, dit-il, travailler fort. On vient d’induire un certain risque et les risques sur le plan financer, pour les investissements, ce sont de choses qu’on essaie d’éviter.

Au lendemain de la levée pacifique des barricades, le député de Bonaventure à l’Assemblée nationale, Sylvain Roy, a d’ailleurs prôné l'ouverture de canaux de communication entre les Autochtones et le gouvernement afin d’éviter de nouvelles manifestations.

Le  rail est bien dégagé de la neige qui l'encombrait. Il s'éternise à l'infini vers les montagnes.

La voie ferrée dans le secteur de Listuguj

Photo : Radio-Canada

Le président de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, Luc Leblanc, s’inquiète pour sa part des répercussions de la crise sur les entreprises de la région qui expédient leurs marchandises par train. Il espère que la réputation de ces gens d’affaires, notamment sur leur capacité à respecter leur contrat, n’en souffrira pas.

La Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs indique que ses membres sont à évaluer leurs pertes financières. M. Leblanc souhaite que le gouvernement compense les entreprises.

C’est aussi ce que réclame le député Sylvain Roy qui espère que les gouvernements provincial et fédéral collaboreront à ce sujet.

La Société du chemin de fer dit avoir subi des pertes d'un demi-million de dollars, en raison de l’occupation du rail.

D'ici lundi, une centaine de wagons remplis de ciment, de copeaux ou de pales d'éolienne auront quitté la Gaspésie pour acheminer leur contenu aux divers clients.

Luc Lévesque refuse de dévoiler l'ampleur des pertes encourues par ses clients.

avec les informations d'Isabelle Larose et de Sylvie Aubut

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