•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les GES s’invitent au restaurant

La devanture du restaurant Highlevel Diner.

Le Highlevel Diner est le premier restaurant d'Edmonton à participer au projet de l'organisme Northern Climate Stewardship & Sustainability Society.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lesveque

Depuis quelques semaines, un restaurant d’Edmonton permet à ses clients de choisir un plat, non plus seulement en fonction de son goût ou de sa valeur nutritive, mais aussi en fonction de son empreinte carbone.

Au Highlevel Diner, les clients peuvent maintenant connaître la quantité de CO2 qu’a générée la fabrication de leurs repas.

Le restaurant s’est associé à l’organisme Northern Climate Stewardship & Sustainability Society (NCSSS) pour estimer l’empreinte carbone de chaque assiette, soit le total des gaz à effet de serre émis tout au long du cycle de vie de chaque aliment en fonction de leur production, de leur transformation, de leur transport et de leur préparation.

Nous avons créé une base de données qui répertorie les effets environnementaux de différentes denrées utilisées dans l'alimentation, explique Rajesh Hegde, un des fondateurs de l’organisme.

Vert, jaune, rouge

Sur le menu, chaque plat est assorti d’une pastille. Plus elle tire vers le vert, plus l’assiette a une empreinte écologique faible.

Ainsi, avec ses 830 grammes de CO2, le pad thaï végétarien du chef Adam Stoyko a engendré cinq fois et demie moins de gaz à effet de serre que le hachis de viande qu’il concocte aussi dans les cuisines du restaurant.

Un gros plan sur un plat de pad thaï.

Le pad thaï végétarien du restaurant Highlevel Diner.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lesveque

Même quand on consomme des légumes qui viennent de pays lointains, cela a moins de répercussions sur l’environnement que de consommer de la viande produite localement. En fait, dans la chaîne alimentaire, c’est la production qui est responsable de libérer le plus de gaz à effet de serre, beaucoup plus que le transport, par exemple, affirme-t-il.

Le restaurant a beau s’approvisionner auprès de producteurs albertains, sur ses menus les plats à base de viande bovine, énergivore, voient rouge, alors que le curry à la noix de coco est l'une des recettes les plus écologiques.

Cette classification a valu au Highlevel Diner d’être accusé de s’en prendre à l’industrie de l'élevage, un des poumons de l’économie en Alberta.

Nous avons reçu plusieurs critiques négatives, voire des insultes sur Internet, avoue Adam Stoyko.

Un homme avec un chandail bleu est dans sa cuisine. Il écoute des instructions qu'on lui donne.

Le chef Adam Stoyko dans sa cuisine.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lesveque

Pourtant, pour le chef, l’initiative ne vise aucunement à bannir la viande, mais à conscientiser le client.

Les côtes levées de porc restent mon plat préféré du menu, lâche-t-il dans un éclat de rire.

Les adeptes de cette adresse d’Edmonton, eux, semblent séduits par le projet, selon la serveuse Katherine Messelink. Ils sont curieux et posent beaucoup de questions, dit-elle.

Notre clientèle sait que nous sommes une enseigne qui se veut responsable. Nous proposions déjà beaucoup de produits recyclables et faisons du compostage. [Ces nouvelles informations sur le menu] sont juste un pas de plus dans [notre] démarche pour gérer le restaurant consciencieusement.

Une salle de restaurant remplie de personnes attablées.

La salle de ce restaurant situé dans le quartier Garneau à Edmonton.

Photo : Gracieuseté

Le Highlevel Diner est effectivement connu pour offrir un rabais de 10 % aux cyclistes, et il est courant d’entendre des discussions sur les enjeux environnementaux ponctuer les repas.

À la fin de ce projet pilote de six mois, NCSSS épluchera les commandes des clients pour voir s’ils auront changé, en connaissance de cause, leurs habitudes de consommation quand ils vont au restaurant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !