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Journée internationale du droit des femmes : Cinq portraits inspirants au féminin pluriel

Un collage de quatre photos de femmes.

Julie-Anaïs Debreil (en haut à gauche), Diane Grimm (en haut à droite), Marie-Jacquard Handy (en bas à gauche) et Michelle O'Bonsawin (en bas à droite)

Photo : Photos de courtoisie

Gabrielle Morin-Lefebvre

Les femmes sont souvent des pionnières malgré elles dans les professions où elles sont encore minoritaires.  Cinq d’entre elles se sont racontées dans le cadre de la Journée internationale du droit des femmes.

Sara Roy, technicienne en télécommunication

C’est vers l’âge de 18 ans que Sara Roy a fait sa sortie du placard et a commencé à s'identifier comme femme.

Quand je me suis présentée comme femme c’était  le plus beau cadeau de toute ma vie, explique-t-elle.

Technicienne en télécommunication, Mme Roy doit souvent  transporter de l’équipement lourd ou monter dans des tours pour rétablir le réseau internet. 

Après ma transition, je voyais beaucoup plus d’hommes me demander de l’aide pour porter mon équipement ou mon échelle. Je n’avais pas ce genre de remarques avant, précise-t-elle.

Le portrait d'une femmeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

D'après Mme Roy, les personnes transgenres ne sont pas toujours bien acceptées dans le nord de l'Ontario.

Photo : Photo offerte par Sara Roy

Comme  il existe uniquement deux techniciennes  dans la ville où elle habite, Sara Roy estime que cette réalité est encore peu commune pour plusieurs

Les hommes m’accueillent souvent avec des exclamations de surprises et me disent : "wow, je ne savais pas qu’une femme peut faire [ça]", indique-t-elle.

Capitaine Diane Grimm, 22e escadre, Forces canadiennes 

Rien n’arrête Diane Grimm, mère de famille et capitaine dans les forces armées à North Bay. Pour la contrôleuse aérienne qui assure la supervision de la défense armée de l’espace aérien du Canada, c’est une grande opportunité. 

Mme Grimm a eu la chance de vivre dans différentes provinces. J’aime l’aventure et j’aime le style de vie que m’apporte ma carrière comme militaire, affirme-t-elle.

Portrait d'une femme en uniforme d'armée et d'un homme tenant un bambin.

Diane Grimm a rencontré son mari Dylann (à gauche) dans les Forces armées canadiennes.

Photo : Diane Grimm - Photo de courtoisie

La capitaine se réjouit du récent changement de culture quant à l'égalité des sexes et dans les dossiers de harcèlement sexuel.

Être une femme ou être un homme on est les deux capables de faire le travail, pense-t-elle. Mon féminisme vient d’une bataille pour toutes les femmes en général.

Julie-Anaïs Debreil : être géologue dans un monde terre à terre

Rêvant de devenir géologue depuis l’âge de 4 ans, Julie-Anaïs Debreil quitte la France pour faire un bac en physique et une maîtrise en volcanologie et métallogénie au Québec. Après un an à Red Lake en Ontario pour la compagnie Premier Gold Mines, elle revient à Montréal pour y travailler à distance.

Le monde minier est un beau monde. J’aime ça être chercheuse d’or, affirme la jeune femme. 

Portrait d'une femme portant des lunettes et aux cheveux courts

Julie-Anaïs Debreil est géologue pour Premier Gold Mines depuis 5 ans.

Photo : Julie-Anaïs Debreil (Photo de courtoisie)

Mme Debreil admet que le manque de parité dans les compagnies minières représente un défi pour les femmes déterminées à y faire leur place.  

Je me suis toujours considérée comme un cerveau plutôt qu’un genre, précise-t-elle. C’est en commençant à travailler dans les compagnies minières que j’ai réalisé que j’étais une femme.

La géologue espère que le travail des femmes en sciences et dans les mines soit mis en lumière davantage.  

C’est absurde de se priver de 50 % du potentiel intellectuel disponible sur terre juste par rapport au genre, souligne Mme Debreil. 

Marie-Jacquard Handy : première femme noire directrice d’école à Terrace Bay

Originaire du Cameroun, Marie-Jacquard Handy a travaillé comme orthopédagogue et directrice dans plusieurs provinces francophones avant de s’établir à Terrace Bay. 

Je regardais le visage des parents qui n’avaient jamais vu une femme noire comme directrice. Je pouvais lire leurs visages. "C’est une femme noire, on va voir de quoi elle est capable’’ , se rappelle-t-elle. 

Portrait d'une femme noire.

Marie-Jacquard Handy prendra sa retraite comme directrice de l'École Franco-Terrace en septembre prochain.

Photo : Marie-Jacquard Handy

Elle sera la première femme noire à occuper le poste de directrice dans deux conseils scolaires à Toronto et à Terrace Bay.  Mme Handy détient également un doctorat en orthographe lexicale obtenu en 2009 de l’Université de Montréal. 

Puisque nous avons un travail excessif à faire comme femme noire, on doit souvent aller chercher des compétences plurielles, explique-t-elle. 

Selon elle, la société encore beaucoup de chemin à faire pour favoriser l’émancipation des femmes racisées, et ce, malgré le fait qu’elles soient plus indépendantes au Canada. 

Il faut se dire dans le miroir : "je suis une femme noire belle. J’aime ma race", conclut Mme Handy.

La juge Michelle  O’Bonsawin : ouvrir le domaine du droit aux femmes autochtones.

Un portrait d'une femme juge en toge.

Michelle O'Bonsawin a travaillé au Ministère des affaires Autochtones lorsque la Journée nationale des peuples autochtones a été créée.

Photo : Studio G.R. Martin Photography / avec l'autorisation de Michelle O'Bonsawin

Malgré tout, Mme O’Bonsawin estime que son identité la rend plus forte et l’aide à comprendre les enjeux en santé mentale et de conciliation travail/famille. 

Comme une personne autochtone, et plus particulièrement comme femme, on a une perspective différente, affirme-t-elle.

Originaire de Hanmer, Michelle O’Bonsawin est la première Abénaquise à accéder à la magistrature au pays. Elle a été nommée juge à la Cour supérieure en mai 2017 à Ottawa. En tant que première femme autochtone à occuper ce poste, son parcours n’a pas toujours été facile. 

Lors de la controverse sur les racines autochtones d'Elizabeth Warren, j’ai entendu une avocate à côté de moi dire à un collègue "cette femme est autochtone. C’est notre Pocahontas du nord, ajoute-t-elle.

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Nord de l'Ontario

Égalité des sexes