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Rosalie Bélanger vit sa passion du CrossFit

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Rosalie Bélanger dans le gymnase où elle s'entraîne.

Le reportage de Mélyssa Gagnon

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Mettre en veilleuse études et vie sociale à 22 ans pour se consacrer entièrement à la pratique d’un sport n’est pas quelque chose d’inusité. Ce qui distingue toutefois l’athlète chicoutimienne Rosalie Bélanger est le fait qu’elle est prête à tout pour accéder aux hautes sphères du CrossFit, incluant l’achat d’un gym pour vivre au rythme de son sport quotidiennement.

L’ex-joueuse de soccer est tombée dans la marmite du CrossFit à 18 ans. Quatre ans plus tard, il s’agit bien plus que d’une passion. C’est devenu un mode de vie.

Je me lève le matin, premièrement, je pèse tout ce que je mange. La nutrition, c’est vraiment important. Mon mode de vie est basé sur le CrossFit. Je m’en viens au gym, je passe ma journée au gym. J’entraîne, je m’entraîne. J’entraîne encore, je m’entraîne encore.

Rosalie Bélanger, athlète de CrossFit

L’objectif ultime de Rosalie? Obtenir un laissez-passer pour les CrossFit Games, le summum des compétitions. Elle a d’ailleurs mis en veilleuse des études en kinésithérapie et massothérapie pour suivre son étoile.

Rosalie en train de lever des altères.

C'est une blessure qui a mené Rosalie Bélanger vers la pratique du CrossFit.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Les choses augurent bien pour la jeune femme, dont le corps s’est littéralement transformé au cours des dernières années. Classée 16e au monde chez les 18-35 ans, elle poursuit sur sa lancée.

Quand j’ai un objectif en tête, je fais tout pour qu’il se réalise. Ça ne me dérange pas. Ça prendra 10 ans, mais je vais y aller, affirme-t-elle avec beaucoup de cran.

Dans la fleur de l’âge, Rosalie a encore du temps pour y arriver. Sa prochaine étape : les jeux CanWest à Vancouver en juin. Elle figurera parmi quatre Québécoises qui se sont assurées une participation. Rosalie veut se classer parmi les 10 meilleures.

T’as pas 10 chances de percer au CrossFit, mais moi, quand je me fais dire que je ne serai pas capable, je prouve le contraire. Alors me voilà, je travaille vraiment fort pour ça, poursuit-elle, l’air défiant.

Femme d’affaires

Entraîneuse et femme d’affaires, Rosalie Bélanger a acquis le gym CrossFit Sag de Chicoutimi en novembre dernier avec un associé, Peter Tremblay. Le sport n’a maintenant plus de secrets pour celle qui suscite la fierté de son entourage.

Elle a quand même juste 22 ans. Elle a des buts dans la vie. Elle avait le but d’avoir un gym. Elle avait le but d’aller aux "games". Je suis fier. Je la pousse et je l’aide. Comme associé, je fais comme si j’étais son entraîneur, même si je ne le suis pas, met en relief Peter Tremblay.

Peter Tremblay et Rosalie Bélanger devant une affiche à l'effigie de Crossfit Sag.

Peter Tremblay et Rosalie Bélanger sont passionnés de CrossFit. Ensemble, ils ont acquis l'entreprise Crossfit Sag, à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Même si le CrossFit accapare tout son temps, l’athlète se considère en équilibre.

C'est comme une drogue. Je pense tout le temps à ça. Je ne vois plus mes amis. Moi, j'ai mon chat dans la vie et j'ai Peter.

Rosalie Bélanger, athlète de CrossFit

Ce mode de vie est-il sain, lui avons-nous demandé?

Le monde pense que ce n’est pas sain. Le monde pense que je fais des sacrifices, mais ce ne sont pas des sacrifices. Je pense que c’est plus des choix. Je ne sors pas le soir, à 21 h je suis couchée. À 8 h le matin je suis ici [au gym]. Mes amis me trouvent plate. Mes amis viennent me voir ici en fait, confie l’athlète de CrossFit.

Rosalie Bélanger espère projeter une image positive de ce sport intense qui marie cardio, gymnastique et haltérophilie et qui ne cesse de gagner en popularité.

Rosalie Bélanger sur un vélo stationnaire.

De son propre aveu, la vie de Rosalie est devenue centrée autour du CrossFit. «Je vis pour ça», dit-elle.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

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