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Plus de 100 000 personnes ont le coronavirus dans le monde

Un homme portant un équipement de protection et un masque vaporise du désinfectant au-dessus d'un étalage de fruits et légumes.

Un pompier iranien désinfecte un commerce de fruits et légumes du nord de Téhéran. Avec 1413 cas confirmés, la province de Téhéran est la plus touchée par le virus, qui atteint aussi les 30 autres provinces du pays.

Photo : La Presse canadienne / AP/Ebrahim Noroozi

Radio-Canada

Le nombre de personnes ayant attrapé le coronavirus dans le monde a franchi vendredi la barre des 100 000, selon des compilations effectuées par l’Agence France Presse et Reuters.

Ce cap a notamment été atteint en raison du dernier bilan livré vendredi par le gouvernement iranien, l'Iran étant le principal foyer de propagation du COVID-19 au Moyen-Orient.

Selon le porte-parole du ministère de la Santé iranien, Kianouche Jahanpour, 1234 nouveaux cas ont été confirmés au cours des dernières 24 heures, ce qui est un record pour ces derniers jours.

La République islamique recense désormais 4747 citoyens infectés, dont 913 ont guéri.

Dix-sept décès supplémentaires ont aussi été rapportés, portant le bilan à 124 morts dans le pays. Selon l'agence IRNA, l’une des victimes est un conseiller du ministre des Affaires étrangères, Hossein Sheikholeslam.

Je pense que le système iranien s’est mis en marche. […] Nous saluons cette démarche vers une surveillance ciblée, énergique, et nous espérons que cela mènera à des mesures qui nous aideront à repousser le virus.

Dr Michael Ryan, responsable des programmes sanitaires d'urgence de l'OMS

L’Iran, pays de 80 millions d’habitants, a par ailleurs accru les mesures de restriction de la libre circulation prises pour limiter la propagation du coronavirus. La police a par exemple annoncé l'interdiction d'entrer à tout voyageur dans les provinces de Mazandaran et Gilan, à l'exception des résidents de retour de déplacement.

La Russie a par ailleurs annoncé vendredi la fermeture de ses frontières aux voyageurs provenant d'Iran, sauf certaines exceptions.

Les nouvelles mesures excluent les personnes résidant d'une manière permanente en Russie, les ressortissants des pays de l'union économique eurasiatique menée par la Russie, qui comprend l'Arménie, le Belarus, le Kazakhstan et le Kirghizistan, ainsi que les délégations officielles et les équipages d'avion.

Le ministère russe des Affaires étrangères n'acceptera plus les demandes de visa en provenance de l'Iran, a ajouté le texte du décret.

91 pays touchés

Selon le décompte effectué par l'AFP, la maladie a maintenant atteint 91 pays et territoires et fait 3406 morts. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de mortalité du COVID-19 est d'environ 3,4 %.

Le pays le plus touché demeure la Chine, où le plus récent bilan officiel livré vendredi matin par le gouvernement s'élève à 80 552 cas de la maladie, qui ont fait 3042 morts. Plus de 53 700 personnes sont considérées comme étant guéries.

Le nombre de nouveaux cas s'élève à 143, une légère hausse par rapport à la veille, et 30 nouveaux décès ont été constatés.

Il est à noter que 126 nouveaux cas ont été répertoriés à Wuhan, épicentre de l'épidémie, mais qu'aucun autre cas n'a été dépisté dans le reste de la province de Hubei, ce qui constitue une première depuis l'apparition du coronavirus.

La Corée du Sud, deuxième pays le plus touché dans le monde, a pour sa part confirmé 196 nouveaux cas, pour un total de 6284 infections dans le pays. Le pays rapporte 7 morts de plus, soit un total de 42.

En Italie, pays européen le plus touché, la Protection civile a recensé 778 cas de COVID-19 supplémentaires depuis la veille, pour un total de 4636 cas. Le pays enregistre en outre 49 morts de plus, portant le bilan à 197 morts.

Un homme et une femme portant tous deux un masque sont assis devant une affiche rappelant aux citoyens de porter un masque.

À Bozhou, dans la province chinoise d'Anhui, un homme et une femme portent un masque, comme le recommande la publicité gouvernementale derrière eux.

Photo : Getty Images / AFP/Pigiste

Au cours des dernières heures, le Pérou, la Slovaquie, la Serbie, le Bhoutan, le Cameroun et le Togo ont tous déclaré leur premier cas de COVID-19. La Cité du Vatican – le plus petit État du monde, où réside le pape François – fait aussi partie du lot. Le Saint-Siège a indiqué que la personne testée positive avait participé à un colloque international organisé au Vatican du 26 au 28 février sur l'intelligence artificielle.

Le Canada recense quant à lui 51 cas probables ou confirmés de la maladie, soit 26 en Ontario, 21 en Colombie-Britannique, 3 au Québec et 1 en Alberta.

Il est à noter que l'OMS s'est contentée de dire vendredi matin que le coronavirus était sur le point de franchir le cap des 100 000 personnes infectées.

Cela s'explique vraisemblablement par le fait que l'agence onusienne rapporte des chiffres antérieurs à ceux compilés pratiquement en temps réel par les agences de presse.

Des passagers du métro passent près d'une affiche indiquant quoi faire pour éviter de contracter la maladie.

Des affiches indiquant les meilleurs moyens de se protéger du coronavirus sont visibles sur les quais du métro de New York. L'État de New York compte maintenant 33 cas de COVID-19, contre 11 la veille, selon le plus récent bilan fourni vendredi par le gouverneur Andrew Cuomo.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

La crainte du coronavirus continue par ailleurs de plomber les marchés boursiers vendredi.

Une autre croisière touchée en Égypte

En Égypte, le ministère de la Santé a annoncé avoir détecté 12 cas de COVID-19 parmi les membres du personnel d'un bateau de croisière effectuant le trajet entre Assouan à Louxor, deux sites touristiques dans le sud du pays.

Selon le ministère, une femme d'origine américano-taïwanaise serait à l'origine de la propagation. Elle aurait été déclarée positive au coronavirus après avoir quitté le bateau, le River. Le nombre de passagers du bateau n'a pas été divulgué.

Les membres du personnel infectés doivent maintenant être placés en isolement, et toutes les personnes qui ont été en contact avec eux seront mises en quarantaine, a indiqué le ministère.

À Bethléem, principale ville touristique en Cisjordanie occupée, les autorités israéliennes ont empêché vendredi l'entrée des touristes après la découverte de cas de coronavirus qui ont poussé les autorités locales à décréter l'état d'urgence sanitaire.

Un Palestinien porte un masque. Le dôme du Rocher se profile derrière lui.

Un Palestinien portant un masque se prépare à aller prier au dôme du Rocher, à Jérusalem.

Photo : Getty Images / AFP/AHMAD GHARABLI

À la suite de la découverte de cas de coronavirus à Bethléem, la décision a été prise hier par le ministère israélien de la Défense en coordination avec l'Autorité palestinienne d'empêcher toute entrée ou sortie de cette ville par les touristes et les habitants, a confirmé un porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.

Sept personnes ont contracté le nouveau coronavirus en Cisjordanie, selon les autorités palestiniennes, qui ont décrété jeudi l'état d'urgence pour 30 jours, la fermeture de la basilique de la Nativité à Bethléem et l'interdiction pendant deux semaines des séjours de touristes sur ce territoire.

Côté israélien, 17 cas du nouveau coronavirus ont été confirmés jusqu'à présent, ce qui a poussé les autorités à interdire l'entrée au pays, sauf rares exceptions, aux voyageurs en provenance de nombreux pays asiatiques et européens. Ces mesures, entrées en vigueur vendredi, ont entraîné l'annulation de plusieurs vols à destination de Tel-Aviv.

Quarantaines irrationnelles au Japon : Séoul brandit la menace de représailles

La Corée du Sud a menacé vendredi de prendre des représailles contre les mesures irrationnelles de quarantaine imposées par Tokyo aux personnes arrivant en provenance de Corée du Sud pour lutter contre le coronavirus.

Jeudi, le premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé que toute personne arrivant dans l'archipel et ayant séjourné récemment en Chine ou en Corée du Sud devrait passer 14 jours en quarantaine.

Deux travailleurs portant une combinaison et un masque transportent un patient à l'aide d'une civière d'isolement à pression négative.

Des travailleurs de la santé sud-coréens transportent un patient infecté au COVID-19, vendredi, à Daegu, la ville la plus touchée du pays.

Photo : Reuters / Kim Kyung Hoon

La présidence sud-coréenne a exprimé vendredi ses profonds regrets et qualifié la stratégie japonaise contre le coronavirus d'opaque et passive, par opposition à ses propres efforts contre la maladie, qu'elle a présentés comme scientifiques et transparents.

Le Conseil sud-coréen de sécurité nationale va examiner des mesures nécessaires fondées sur le principe de la réciprocité, a précisé la présidence, ajoutant que Tokyo avait pris des décisions irrationnelles sans consultation préalable.

Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a exhorté Tokyo à revoir ses mesures irrationnelles et excessives et annoncé avoir convoqué l'ambassadeur du Japon.

Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si le Japon n'a pas des arrière-pensées, au-delà du fait de vouloir contenir l'épidémie, a-t-il dit.

Séoul et Tokyo ont d'étroits liens économiques, mais leur relation est plombée depuis des décennies par des contentieux historiques remontant à l'époque (1910-1945) où la péninsule coréenne était une colonie nippone.

Interrogés à ce sujet vendredi, les dirigeants de l'OMS ont appelé les pays à ne pas s'engager dans des querelles diplomatiques inutiles au moment où le monde a besoin d'être solidaire face au coronavirus.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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