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Trois chercheurs de Québec participent aux efforts pour combattre la crise du coronavirus

Le 6 mars, des soldats sud-coréens projettent du désinfectant dans les rues. Des mesures similaires sont utilisées dans les pays les plus touchés afin de réduire les risques de propagation.

Photo : Associated Preess / Lee Jin-man

Avec un investissement de 2,1 millions de dollars, trois chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval continueront leur travail pour lutter contre le SARS-CoV-2, signalé pour la première fois à Wuhan en Chine en 2019.

Parmi eux, on retrouve le microbiologiste Gary Kobinger, reconnu entre autres pour la mise au point d'un médicament et d'un vaccin contre le virus qui cause la maladie d’Ebola.

Les Instituts de recherche en santé du Canada lui confèrent 1 million de dollars pour ses recherches sur des vaccins expérimentaux contre le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2, le SARS-CoV-2.

Gary Kobinger, directeur du Centre de recherche en infectiologie (CRI) de Centre de recherche du CHU de Québec et de l'Université Laval

Gary Kobinger, directeur du Centre de recherche en infectiologie (CRI) de l'Université Laval à Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Gary Kobinger, directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval, a comme objectif de créer un modèle in vitro de la maladie de COVID-19 afin d’identifier les anticorps capables de neutraliser le virus. Le professeur Kobinger verra aussi à mesurer l’efficacité de différents vaccins potentiels et d’évaluer leur innocuité chez l’humain à l’aide d’essais cliniques de phase 1.

Plusieurs laboratoires universitaires et entreprises de biotechnologies contribueront à son travail.

D'autres chercheurs au pays reçoivent des subventions similaires des Instituts de recherche en santé du Canada, pour un investissement total de 26,6 millions de dollars.

Gros plan sur la réponse immunitaire

Le docteur Denis Leclerc se concentrera sur un vaccin à base de nanoparticules qui aura comme particularité de stimuler la production d’anticorps.

Notre objectif, ce n'est pas seulement d'avoir un vaccin qui va être efficace contre cette souche-là, affirme-t-il, mais qui va avoir une protection très élargie contre n'importe quelle souche qui va être apparentée à celle-ci.

Une subvention de 700 000 $ a donc été accordée à celui qui est chercheur au CHU de Québec-Université Laval et professeur titulaire.

Le professeur Denis Leclerc du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, le professeur Louis Flamand, directeur du Département de microbiologie, infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval, étudiera la réponse immunitaire déclenchée par le virus responsable de l’épidémie de coronavirus actuelle.

Les recherches du professeur permettront de mieux comprendre les effets du virus sur les humains lorsque les réactions sont intenses ou prolongées et les comparer avec les réactions associées à d’autres virus connus, comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Ce dernier reçoit 400 000 $.

Avec les informations de Fannie Bussières McNicoll

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