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Le train circule de nouveau à Listuguj

Le rail avec la signalisation. Des restes du barrage demeurent encore à ramasser.

La voie ferrée est maintenant dégagée à Listuguj.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il ne reste presque plus rien des abris de fortune que les Micmacs avaient installés près du rail gaspésien à Listuguj, le 10 février. Jeudi soir, le rail était complètement dégagé et un premier train a pu circuler vers 21 h 30.

Selon un travailleur de la Société de chemin de fer de la Gaspésie présent hier soir, le convoi de 48 pales d’éoliennes attendait à Nouvelle depuis plus d’une semaine.

Un train passe dans l'obscurité.

Un premier convoi est passé à Listuguj jeudi soir vers 21 h 30.

Photo : Radio-Canada

Rappelons que la barricade a été démantelée jeudi, quelques heures après celle de Kahnawake au sud de Montréal.

Les manifestants de Listuguj l’ont annoncé vers 15 h 30, après 25 jours de blocage. Après de longues discussions, ils disaient avoir conclu qu’il n’était plus nécessaire.

Les Micmacs estiment avoir obtenu satisfaction. Ils souhaitaient que la Gendarmerie royale du Canada se retire des terres ancestrales des Wet'suwet'en, ce qui a été fait pendant les négociations. Ils voulaient aussi que les chefs héréditaires se fassent entendre.

Selon la manifestante micmaque Raquel Barnaby, les blocages ont permis de faire entendre la voix des Premières Nations. Elle a ajouté que le pays en entier a pris conscience que les Premières Nations sont capables de montrer de la résistance et que, si d'autres situations les forçaient à recommencer à l'avenir, elles seraient prêtes à le faire de nouveau.

Un tas de bois près de la voie ferrée.

Quelques vestiges du barrage qui a duré 25 jours.

Photo : Radio-Canada

Le démantèlement s’est déroulé dans le calme, sans présence policière.

Sur Twitter, le premier ministre François Legault s’est dit satisfait de voir que les barricades ont été levées. Il faut trouver des solutions pour que ça ne se reproduise plus, a-t-il mentionné.

Du retard à rattraper

Jeudi soir, le travailleur de la Société de chemin de fer de la Gaspésie qui était présent à Listuguj n’était pas en mesure de confirmer si d’autres trains circuleraient vendredi.

Selon le directeur général, Luc Lévesque, le temps presse pour rattraper les retards entraînés par le barrage. Il mentionne que 150 wagons attendent d’être acheminés actuellement, ce qui devrait se faire dans les prochains jours. Il va falloir mettre les bouchées doubles, prévoit-il.

D'après lui, certains clients sont en rupture de stock, ce qui représente des frais pour eux.

Les pertes, on va vivre avec, mais ce qui m’inquiète surtout, c’est les conséquences futures sur notre volume d’affaires.

Luc Lévesque, directeur général de la Société de chemin de fer de la Gaspésie

Il dit avoir un travail à faire pour rebâtir la confiance des clients.

Les deux, trois premières semaines, les clients ont réussi à rouler sur les inventaires (sauf les pales); mais cette semaine, c’était vraiment la crise. On a eu peur que ce soit fini, relate-t-il.

Les employés mis à pied seront rappelés progressivement.

Luc Lévesque souhaite que la Société de chemin de fer de la Gaspésie soit invitée à prendre part à d’éventuelles discussions avec le ministère des Affaires autochtones pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Avec les informations de Shanelle Guérin et d'Isabelle Larose

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