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Attentat près de l'ambassade des États-Unis en Tunisie : un policier tué

Un policier et un soldat marchent dans le périmètre de sécurité.

C’est la première attaque du genre à frapper la capitale tunisienne en huit mois.

Photo : Reuters / Zoubeir Souissi

Radio-Canada

Un double attentat suicide a tué un policier, en a blessé cinq autres, de même qu’un civil – légèrement – vendredi près de l’ambassade des États-Unis à Tunis.

Les blessés sont dans un état stable, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Hichem Mechichi.

Les kamikazes se déplaçaient sur un scooter. Ils ont fait exploser leur charge alors qu'ils passaient près de l’entrée principale de l’ambassade dans le quartier des Berges du Lac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Ce secteur est protégé en permanence par d'importants barrages de sécurité.

Les responsables de l'attentat ont été tués lors de l’attaque, selon le ministère de l’Intérieur, et ils n'ont pas encore été officiellement identifiés. Une enquête a été ouverte, mais aucune arrestation n'a été effectuée jusqu'ici.

Les policiers ont procédé à des descentes dans deux quartiers populaires dans le nord de Tunis, selon ce que rapportent des médias.

Le porte-parole du ministère, Khaled Ayouni, a affirmé à l'AFP que c'est la patrouille de police qui était visée plutôt que l'ambassade.

Il a relevé que l'attentat avait eu lieu la veille du quatrième anniversaire de la dernière attaque djihadiste d'envergure en Tunisie. Le 7 mars 2016, des djihadistes venus de Libye avaient tenté, sans succès, de s'emparer de postes des forces de sécurité de Ben Guerdane (sud), faisant 20 morts.

La Tunisie reste sous état d'urgence depuis une attaque suicide revendiquée par le groupe armé État islamique en novembre 2015, dans laquelle 12 agents avaient été tués.

« C'était la panique totale »

L'attaque de vendredi est la première du genre à frapper la capitale tunisienne en huit mois.

Toutes les unités de sécurité ont été placées en état d’alerte élevée, affirme le ministère de l’Intérieur.

Notre siège de travail est à 300 mètres de là, mais l'explosion était tellement forte que les vitres de notre bâtiment ont tremblé, a expliqué à l'AFP Haykel Boukraa, 49 ans.

C'était la panique totale. Des collègues ont eu même une crise d'angoisse. [...] On ne savait pas si on devait sortir ou rester au bureau.

Haykel Boukraa, 49 ans
Des policiers et des experts en médecine légale s'affairent sur les lieux de l'explosion.

Le secteur de Tunis où se trouve l'ambassade américaine est protégé en permanence par des barrages de sécurité.

Photo : afp via getty images / FETHI BELAID

La police scientifique a rapidement été dépêchée sur les lieux, survolés par un hélicoptère, alors que des policiers sous le choc ont bouclé le périmètre, selon une journaliste de l'AFP. Les cordons de sécurité ont notamment été renforcés devant le ministère de l'Intérieur, sur la principale avenue du centre de Tunis.

C'est dur de devoir continuer à travailler alors que tu viens de voir tes collègues blessés, a réagi un policier sur place.

Un journaliste de Reuters a vu un deux-roues incendié et un véhicule de police endommagé au milieu de débris.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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