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Coronavirus : fin de la quarantaine à Cornwall pour les passagers du Diamond Princess

Véhicule devant le Centre Nav de Cornwall.

Des autocars se préparent à l'embarquement des passagers au Centre Nav à Cornwall.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Poudrier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après 14 jours passés en quarantaine au Centre Nav de Cornwall, environ 130 anciens passagers canadiens du bateau de croisière Diamond Princess retournent à la maison, vendredi, après une dernière vérification de leur état de santé.

Si tout va bien, s'il n'y a pas de signe de maladie, les personnes vont être libérées de la quarantaine et pourront retourner chez elles, a annoncé le médecin-conseil en santé publique et président-directeur général du Bureau de santé de l’est de l’Ontario, Dr Paul Roumeliotis.

Deux autocars se préparent à transporter les vacanciers aux aéroports de la région.
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Quatre autocars ont été nolisés pour amener les passagers du Diamond Princess du Centre Nav jusqu'aux aéroports de Montréal, Toronto et Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Poudrier

Autocars ou taxis, plusieurs moyens de transport sont à leur disposition en fonction de leur lieu de résidence. Leur famille et leurs proches ont pu aussi aller les chercher.

Le Dr Roumeliotis a tenu à préciser qu'aucune personne en quarantaine n'était atteinte par le COVID-19 et donc que la fin de la quarantaine ne mettait personne à risque.

« Nous n'avons décelé aucun signe de la maladie.  »

— Une citation de  Paul Roumeliotis, médecin-conseil en santé publique
Un autocar et une ambulance près du Centre Nav.
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Les passagers canadiens du bateau de croisière Diamond Princess sont arrivés au Centre Nav, le vendredi 21 février (archives)

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Des semaines interminables

Pour Trudy Clement, les 30 jours passés à bord du bateau de croisière Diamond Princess, puis à Cornwall en quarantaine, ont mis sa patience à rude épreuve.

Ayant déjà attendu sur le bateau, on a trouvé ça vraiment long. Aujourd'hui [vendredi], c'est notre 30e jour, soupire-t-elle.

« Les deux dernières semaines m'ont semblé interminables, alors j'ai beaucoup plus dormi pour que le temps passe plus vite.  »

— Une citation de  Trudy Clement

À la sortie de sa quarantaine, Mme Clement, visiblement émue, a demandé au gouvernement fédéral de venir en aide aux croisiéristes qui sont présentement sur les côtes de la Californie.

La femme donne une entrevue aux journalistes.

Trudy Clement a quitté le centre Nav vendredi.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Poudrier

Amenez-les à la maison, mettez les en quarantaine, soutient-elle en espérant que ces voyageurs seront mieux encadrés.

Nous avons trouvé cela difficile de voir que des voyageurs, provenant d'autres pays touchés par le virus, ont pu passer leur quarantaine à la maison, contrairement à nous qui avons dû rester ici. Comment maintenir la propagation si il n'y a pas de procédure uniforme, demande Mme Clement.

En entrevue à CBC, Jennifer Lee, qui fait aussi partie des voyageurs en quarantaine à Cornwall, dit avoir hâte de retourner chez elle à Vancouver. Cela fait presque deux mois qu’elle a quitté sa demeure.

C’était long et ennuyant, dit Mme Lee en décrivant son séjour au Centre Nav. J’ai fait beaucoup de taï-chi, de la lecture et écouté la télé. Ce n’était pas si pire que ça, mais c’était très ennuyant et nous répétions les mêmes activités chaque jour.

Interrogée à savoir si elle retournerait en croisière de si tôt, Mme Lee répond sans hésitation que oui.

La femme donne une entrevue aux médias.

Jennifer Lee avant son départ du Centre Nav à Cornwall.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Poudrier

« Princess Cruise Lines nous ont offert un rabais pour un prochain voyage, mon mari et moi comptons bien y retourner, mais nous allons attendre que tout cela passe un peu, peut-être d’ici la fin de l’année, mais c’est certain que nous retournerons en croisière. »

— Une citation de  Jennifer Lee, en quarantaine à Cornwall

« Du stress à gérer »

L'annonce de la venue des passagers du Diamond Princess au Centre Nav le 15 février dernier avait provoqué l'inquiétude de résidents à Cornwall. Et la mairesse, Bernadette Clement, avait déploré le manque d'informations. Elle avait aussi été surprise que le choix du gouvernement fédéral s'arrête sur le Centre Nav, puisque la base militaire de Trenton avait tout d'abord été envisagée, selon elle.

La mairesse se dit désormais soulagée et fière de la tournure des événements. Soulagée parce que les personnes en quarantaine ne sont pas malades, et fière de la façon dont la communauté a agi, souligne-t-elle, tout en reconnaissant qu' il y a eu du stress à gérer.

La mairesse donne une entrevue aux journalistes.
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La mairesse de Cornwall dit que tout s'est bien passé au Centre Nav.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada a demandé à la mairesse si elle envisagerait d'héberger les croisiéristes qui sont en attente de résultat d'analyse du coronavirus dans un bateau de croisière sur les berges de la Californie.

Ça, c'est une question pour l'agence de la Santé publique du Canada, nous on ne sait pas ce qui va se passer, soutient la mairesse Clement. Mais on sait qu'il y a eu du succès ici, il y a des gens qui ont appris des choses, y'a eu un roulement, une expertise développée ici mais on a beaucoup plus confiance maintenant parce que on est content aujourd'hui du succès.

Vue générale du Diamond Princess.

Les passagers du bateau de croisière Diamond Princess étaient en quarantaine au port Yokohama, au Japon (archives).

Photo : AFP / Getty Images / Philip Fong

Le docteur Roumeliotis a reconnu que cette quarantaine avait pu être vécue difficilement au Centre Nav.

Portrait du docteur devant le Centre Nav à Cornwall.
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Le médecin-conseil en santé publique et président-directeur général du Bureau de santé public de l’est de l’Ontario, Dr Paul Roumeliotis.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Il y a eu un service offert en santé mentale. C'était difficile au début, mais dernièrement ça commençait à mieux aller, constate-t-il.

Selon les chiffres avancés par Dr Roumeliotis, environ 150 personnes ont été mises en quarantaine au Centre Nav, dont 130 étaient d'anciens passagers du Diamond Princess — le paquebot, ancré au port de Yokohama au Japon — et la vingtaine restante était des membres d'équipage de l'avion qui ramenait les passagers.

Avec les informations d'Antoine Trépanier et de Jennifer Chen et Claudine Richard.

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