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Coronavirus : le Sénat américain approuve une aide de 8,3 G$

Bâtiment du Capitole à Washington.

La mesure d'urgence a été adoptée par le Sénat à 96 voix contre 1.

Photo : Associated Press / J. Scott Applewhite

De façon exceptionnelle, les sénateurs démocrates et républicains ont voté en faveur d'une aide de 8,3 milliards de dollars pour répondre à la crise du coronavirus. C'est trois fois plus que la somme qui avait été jugée nécessaire par l'administration Trump.

La mesure d'urgence a été adoptée à 96 voix contre 1. Seul le sénateur républicain du Kentucky Rand Paul, un libertarien, s'y est opposé.

De cette somme, 7,8 milliards iront aux départements de la santé des États et aux agences des collectivités locales qui luttent contre le virus, notamment pour des tests de dépistage, des mesures de contrôle de l'infection et la localisation des personnes qui auraient pu avoir été en contact avec des gens infectés. Aussi, 500 millions de dollars seront octroyés aux services de télésanté pour permettre à un plus grand nombre de patients âgés de recevoir des soins à domicile.

Déjà approuvée la veille par la Chambre des représentants, l'aide d'urgence sera ensuite soumise à l'approbation du président Donald Trump, qui devrait vraisemblablement y apposer sa signature.

La semaine dernière, il avait réclamé au Congrès une enveloppe budgétaire de 2,5 milliards de dollars pour aider à contrer la propagation du coronavirus. Nous pensons que c'est beaucoup, [...] mais si [les démocrates] veulent donner plus, nous ferons plus. Nous dépenserons tout ce qui est approprié, avait-il dit, après que le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, eut proposé une somme de 8,5 milliards.

Le vice-président Mike Pence, chargé de coordonner les efforts de l'administration pour contrer l'épidémie, a par ailleurs admis que les États-Unis n'avaient pas à l'heure actuelle [...] suffisamment de tests pour répondre à la demande que nous anticipons.

Cherchant à se faire rassurant, il a ajouté que toutes les personnes présentant des symptômes pourraient subir un test.

La veille, le président Trump avait mis en doute l'information de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le taux de mortalité du COVID-19. Je pense que 3,4 % est vraiment un chiffre erroné, a-t-il déclaré sur les ondes de Fox News.

Ce n'est que mon intuition, mais c'est basé sur beaucoup de conversations avec beaucoup de gens qui font cela, a-t-il dit, affirmant que plusieurs personnes ressentaient des symptômes tellement légers qu'ils n'appelaient même pas de médecin. Je pense que le chiffre, personnellement, je dirais que le chiffre est bien en dessous de 1 %.

Contrastant avec le ton rassurant employé par les autorités américaines jusque-là, la principale agence fédérale américaine en matière de santé publique a lancé un avertissement la semaine dernière, jugeant presque inévitable la propagation du coronavirus dans les communautés du pays.

Les marchés continuent par ailleurs de réagir nerveusement aux répercussions d'une éventuelle pandémie sur l'économie. À New York, le Dow Jones Industrial Average a par exemple chuté de près de 1000 points jeudi.

Propagation du virus

Les médias présentent des bilans divergents, la plupart dénombrant plus de 200 personnes touchées par le COVID-19. L'Université Johns Hopkins du Maryland, qui suit la situation mondiale de façon très détaillée, fait précisément état de 221 cas confirmés dans 18 États du pays et de 12 morts.

Selon CNN, citant des sources au sein d'une agence de santé locale, le 12e décès a été signalé en après-midi dans l'État de Washington, l'État ayant payé le plus lourd tribut.

Le virus n'est pas confiné géographiquement, des cas ayant été dénombrés d'est en ouest et du nord au sud, de l'État de Washington à la Floride en passant par la Californie, New York, le Texas et le Nebraska.

Selon le bilan du New York Times, le nombre de diagnostics a augmenté rapidement au cours des derniers jours. Jeudi, le Tennessee a signalé son premier cas, tandis que la Californie recensait mercredi 9 patients supplémentaires, et Washington 13. En deux jours, l'État de New York a pour sa part dénombré 11 nouveaux cas.

L’État de Washington, où 11 personnes de la région de Seattle ayant contracté le COVID-19 sont mortes, et l'État de la Californie, avec une victime, sont de loin les plus touchés, avec respectivement 46 et 54 personnes ayant contracté le virus, selon les chiffres les plus récents obtenus par le New York Times.

Au moins neuf des victimes de Seattle résidaient dans le même centre d'hébergement, qui fait actuellement l'objet d'une enquête fédérale.

La Garde côtière a par ailleurs mis en quarantaine un bateau de croisière dans les eaux internationales le long de la côte californienne afin de soumettre certaines des personnes à bord à un test de dépistage du coronavirus. Au moins 20 des 2500 passagers du navire Grand Princess, parti d'Hawaï en direction de San Francisco, présentent des symptômes, d'après le Washington Post.

Un citoyen de Californie qui avait précédemment voyagé sur ce navire est mort du COVID-19 et deux personnes ont été malades. À la suite de ce premier décès, la Californie s'est jointe mercredi aux États ayant déclaré l'état d'urgence.

Les autorités de la Ville de New York, qui compte désormais 12 cas – le total ayant doublé du jour au lendemain –, ont réclamé davantage de trousses de test.

Avec les informations de New York Times, et CNN

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