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Plus de 250 médecins signent une lettre contre le projet de Gazoduq

Carte du trajet du gazoduq entre l'Ontario et le Québec.

Le gazoduq pourrait s'étendre sur 782 km de l’Ontario jusqu'au Saguenay en passant par l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada

Annie-Claude Luneau

Plus de 250 professionnels de la santé, dont plusieurs de l'Abitibi-Témiscamingue, s'opposent au projet d'usine de gaz liquéfié d'Énergie Saguenay et au pipeline de Gazoduq.

Dans une lettre ouverte publiée (Nouvelle fenêtre) dans La Presse jeudi matin, ces membres de l'Association québécoise des médecins pour l’environnement s'inquiètent des conséquences pour la santé.

Ils soulignent entre autres les risques d'explosion lors du transport du gaz naturel. Rappelons que le projet prévoit la construction d'un gazoduc de 780 kilomètres qui traverserait l'Abitibi-Témiscamingue, la Haute-Mauricie et le Saguenay-Lac-St-Jean.

Les signataires insistent aussi sur l'augmentation des gaz à effet de serre qu'amènerait le projet, un non-sens à leur avis au moment où les spécialistes sonnent l’alarme au sujet des changements climatiques et des risques pour la santé humaine.

Les effets, ils sont concrets, on les sent déjà, ne serait-ce que par les vagues de chaleur qui sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses. On estime que dans les 50 prochaines années, il devrait y avoir 20 000 décès supplémentaires liés aux changements climatiques au Québec, affirme Anne-Sara Briand, vice-présidente de l'Association québécoise des médecins pour l’environnement.

Il y a aussi la pollution de l'air, les événements climatiques extrêmes, des maladies infectieuses comme la maladie de Lyme, qu'on ne voyait pas avant, ajoute Dre Briand.

Les promoteurs de GNL Québec maintiennent cependant que leur projet de gaz naturel liquéfié permettrait de diminuer l'émission de gaz à effet de serre dans le monde, en permettant de remplacer des sources d’énergie polluantes par du gaz naturel.

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Santé publique