•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Procès d’Éric Michaud : trois versions différentes pour la coaccusée

La coaccusée d'Éric Michaud, Cynthia Dauphinais, dans les locaux du palais de justice de Shawinigan, tenant une feuille à la main.

La coaccusée d'Éric Michaud, Cynthia Dauphinais, a terminé son témoignage jeudi avant-midi, au palais de justice de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Radio-Canada

À la barre des témoins dans la cause d’Éric Michaud, accusé d’avoir brûlé les mains d’une fillette de 15 mois, la coaccusée Cynthia Dauphinais a soumis plusieurs contradictions lors de son témoignage.

Depuis les incidents du 29 juillet 2017, elle a raconté trois versions différentes pour expliquer ce qui pourrait s’être passé le soir où l’enfant a été grièvement blessée.

Jeudi matin, au neuvième jour du procès qui se déroule au palais de justice de Shawinigan, devant l’insistance des avocats, la femme a admis le tout à la fin de son interrogatoire.

Les trois versions données concernent l’endroit où elle se trouvait dans les moments qui ont précédé les brûlures aux mains de la fillette, brûlures que les policiers soupçonnent avoir été causées par le geste d’Éric Michaud qui aurait plongé les mains du bébé dans une friteuse.

Dans sa première déclaration faite aux policiers, Cynthia Dauphinais affirmait avoir quitté momentanément la salle de bain pour aller chercher un pyjama. Selon ses dires, elle se trouvait donc dans une autre pièce au moment où elle a entendu les pleurs de l’enfant.

Dans une seconde version, elle a dit avoir quitté momentanément l’appartement pour sortir les poubelles. Elle aurait cette fois entendu les pleurs de la fillette environ deux minutes après son retour à l’intérieur de l’appartement.

Durant l’interrogatoire mené par le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, dans le présent procès, elle a expliqué avoir entendu les pleurs de l’enfant au moment où elle se trouvait dans la véranda.

Autre contradiction

Dans son témoignage, la coaccusée y est par ailleurs allée d’une autre contradiction.

Lors d’une rencontre avec les policiers de la Sûreté du Québec le 21 septembre 2017, Cynthia Dauphinais avait mentionné avoir appelé son père en panique quelques secondes seulement après avoir découvert les blessures de la fillette. Elle lui demandait un transport vers l’hôpital.

Lors du procès, elle a plutôt raconté avoir questionné Éric Michaud sur ce qui s’est passé avec l’enfant durant son absence avant de le rouer de coups. Au cours de cette altercation, elle se serait alors frappé le nez contre le cadre de porte, ce qui aurait entraîné des saignements qu’elle aurait tenté d’éponger avec une débarbouillette. C’est ce qui expliquerait la débarbouillette souillée de sang que les policiers ont trouvée ce soir-là.

Le procureur de la Couronne a évidemment relevé l’ensemble de ces contradictions, tout comme l’a fait Pénélope Provencher, l’avocate d’Éric Michaud.

La défense a présenté toute sa preuve jeudi après-midi. Les plaidoiries débuteront lundi.

Selon les informations de Jonathan Roberge

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.