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Deux conseillers de L'Ancienne-Lorette mis en demeure aux frais de la Ville

Émile Loranger, assis à la table du conseil.

Le 18 février dernier, les élus de L'Ancienne-Lorette ont décidé de mettre fin à l'emploi du greffier de la Ville, Me Claude Deschênes.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le maire de L'Ancienne-Lorette met en demeure aux frais de la Ville les conseillers Gaétan Pageau et Charles Guérard. Émile Loranger leur reproche des propos qu’ils ont tenus à la suite du départ du greffier Claude Deschênes.

Le maire a indiqué, mercredi soir, lors d’une séance extraordinaire, qu’il mandatait Me Jean-François Bertrand pour engager des procédures à l’endroit des conseillers Pageau et Guérard dans le dossier des déclarations effectuées [...] lors de la séance du 18 février dernier.

Monsieur Loranger, comme votre proposition me cible directement, je vais m’abstenir de voter, évidemment, et de participer à ce débat-là, a aussitôt réagi le conseiller Gaétan Pageau. Je réserve mes commentaires pour plus tard.

La proposition a été adoptée à majorité par le conseil.

Selon la mise en demeure, les propos tenus précédemment par Gaétan Pageau et Charles Guérard ont porté diffamation à la Ville, explique Me Élodie Drolet-French, avocate au sein du cabinet mandaté.

Un congédiement controversé

Le 18 février dernier, les élus de L'Ancienne-Lorette ont mis fin à l'emploi du greffier de la Ville, Claude Deschênes.

Ce dernier était la courroie de transmission entre la Ville et la Commission municipale du Québec (CMQ) concernant deux enquêtes sur les agissements du maire Loranger.

Les conseillers Gaétan Pageau et Charles Guérard avaient alors soutenu que le départ du greffier relevait d’un congédiement forcé ou déguisé. Le maire de L'Ancienne-Lorette avait nié ces allégations.

Si on m'accuse d'avoir voulu empêcher le greffier de faire sa job ou d'avoir voulu museler quoi que ce soit, bien, je m'excuse, mais ce n'est pas vrai, s’était-il défendu. On devra prouver ses dires.

Interpellé par un citoyen, mercredi soir, quant au fait que Me Jean-François Bertrand soit mandaté à même le budget de la ville, le maire Loranger s’est fait avare de commentaires.

Comprenez-le comme vous le voulez, je n’interviens plus là-dessus, a répondu le maire au citoyen qui le questionnait à savoir s’il pouvait s’agir d’une vengeance personnelle à l’endroit des deux conseillers.

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