•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Déjà plus de signalements liés aux surdoses qu’en 2019 à Regina

Des comprimés d'Oxycodone de 5mg.

Le nombre de signalements liés aux surdoses à Regina en 2020 a déjà surpassé le nombre de signalements reçus l'année dernière.

Photo : The Associated Press / Keith Srakocic

Radio-Canada

Un peu plus de deux mois après le début de l’année 2020, les policiers de Regina ont déjà reçu plus de signalements de surdoses qu’en 2019.

Selon les données du Service de police de Regina, les autorités ont reçu 85 signalements afin de prêter main-forte à des individus en crise, soit trois de plus que durant toute l’année 2019.

Les policiers ont également été appelés à administrer de la naloxone à 18 reprises en 2020 contrairement à sept fois l’année dernière. Il s’agit d’un puissant médicament utilisé pour contrer les effets des opioïdes.

Il y a beaucoup d’enquêtes en cours afin de nous permettre d’intervenir à propos de l’approvisionnement en fentanyl et d’autre type de drogues, mais nous ne pouvons pas dévoiler les détails de ces enquêtes, souligne un porte-parole du Service de police de Regina.

La situation inquiète particulièrement un conseiller en toxicomanie, qui déplore un manque de ressources à travers la ville pour aider les personnes aux prises avec des dépendances.

Des drogues extrêmement toxiques circulent en ce moment et nous semblons manquer de ressources, affirme Rand Teed. J’ai reçu des gens qui ont attendu deux semaines pour entrer dans un centre de désintoxication. S’ils ont des dépendances aux substances chimiques, ils ne peuvent pas arrêter d’en consommer durant ces deux semaines, note-t-il.

Gros plan sur Rand Teed, qui répond aux questions de la journaliste.

Le conseiller en toxicomanie Rand Teed croit que davantage de ressources doivent être déployées en Saskatchewan et particulièrement à Regina, pour faire face au problème des surdoses.

Photo : Tyler Pidlubny

Pour sa part, le ministre de la Santé de la province Jim Reiter est d’avis que les nombreuses surdoses à Regina sont très préoccupantes et qu’il n’a jamais vu une situation semblable.

Ça reflète le problème de la toxicomanie et des surdoses à l’échelle de la province, admet-il.

Décision au sujet du centre de consommation supervisée

Par ailleurs, Jim Reiter indique que l’organisme AIDS Saskatoon saura lors du dévoilement du prochain budget, le 18 mars, si des fonds lui seront octroyés pour son projet de site de consommation supervisée.

Vous avez vu beaucoup plus de fonds consacrés pour la santé mentale et la toxicomanie dans le budget de l’an dernier. Dans les prochaines années, vous verrez que nous allons nous concentrer encore davantage [sur les problèmes de toxicomanie, de dépendances et de santé mentale], note-t-il, sans toutefois révéler les détails de la décision prise par son gouvernement au sujet d’un possible financement offert à AIDS Saskatoon.

La façade avant du site d'injection supervisée.

Le site d'injection supervisée à Saskatoon est déjà construit et est bien en vue dans le quartier Pleasant Hill.

Photo : Chelsea Laskowski

Mesures à prendre en cas de surdoses

Le Service de police de Regina rappelle aux Saskatchewanais d’appeler rapidement le 9-1-1 s’ils pensent qu’un individu est victime d’une surdose.

La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose offre aussi une protection juridique aux personnes qui sont en crise ou qui sont témoins d’une surdose et qui décident de contacter les autorités pour venir en aide à elle-même ou à une autre personne.

En février, des trousses de naloxone ont également été distribuées à tous les agents de première ligne en Saskatchewan.

Avec les informations d’Alex Soloducha

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Crise des opioïdes