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Le coronavirus entraîne le secteur aérien en zone de turbulences

Un avion de Lufthansa décolle de l'aéroport de Francfort.

Lufthansa a annoncé que 150 de ses appareils resteront au sol.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Radio-Canada

Heurtés de plein fouet par les conséquences de l’épidémie de COVID-19 sur le tourisme, les transporteurs aériens font face à de colossales pertes de revenus. Certains ont pris des mesures pour tenter de rassurer les voyageurs, qui redoutent de se retrouver pris à l’étranger.

L’Association internationale du transport aérien (AITA) a estimé jeudi que les compagnies risquent de subir cette année des pertes de revenus allant de 63 milliards à 113 milliards de dollars américains, uniquement dans le secteur du transport de passagers.

Dans le pire des cas, les pertes pourraient représenter près de 20 % des revenus mondiaux du transport aérien de passagers.

La situation qui résulte du COVID-19 est presque sans précédent, a signalé le directeur général de l'AITA, Alexandre de Juniac, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à Singapour.

« En un peu plus de deux mois, les perspectives du secteur dans la plupart des régions du monde se sont radicalement assombries. »

— Une citation de  Alexandre de Juniac, directeur général de l'AITA

Des avions immobilisés

Un écran énumère un série de vols de Flybe qui sont tous annulés.

Le transporteur britannique régional Flybe a annoncé la fin de ses activités.

Photo : Getty Images / AFP / Geoff Caddick

Le transporteur aérien britannique Flybe, déjà en difficulté financière, est la première entreprise victime de cette nouvelle donne. Il a annoncé jeudi la cessation de ses activités.

Tous les avions sont cloués au sol et l'activité au Royaume-Uni a cessé avec effet immédiat, a indiqué Flybe – propriété d’un consortium dont fait notamment partie Virgin Atlantic –, en recommandant à ses clients de ne pas se rendre à l'aéroport.

« Le Royaume-Uni a perdu l'un de ses plus grands atouts régionaux. »

— Une citation de  Mark Anderson, directeur général de Flybe

Le gouvernement britannique, qui était intervenu précédemment pour venir en aide à Flybe, a cette fois décidé de jeter l'éponge.

L’allemande Lufthansa a déclaré mercredi que 150 de ses appareils (25 avions long-courriers et 125 court et moyen-courriers) vont être immobilisés en raison de la baisse de trafic générée par l'épidémie.

Et elle a annoncé jeudi la suspension temporaire de tous ses vols vers Israël à partir du 8 mars. L'État hébreu a interdit l'accès à son territoire aux ressortissants de plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne et l’Autriche, afin d'éviter la propagation du coronavirus.

Ses filiales Swiss et Austrian Airlines sont aussi concernées par cette mesure.

La Norwegian Air Shuttle a aussi fait savoir que ses prévisions financières pour le présent exercice ne tiennent plus.

Des frais annulés

Des passagers montent dans un Boeing 777 d'Air Canada, sur le tarmac de l'aéroport Heathrow, à Londres.

Air Canada fait partie des compagnies aériennes qui ont annulé certains frais.

Photo : Radio-Canada / Bernard Barbeau

Air Canada, Air Transat, Sunwing et Air France, notamment, ont annoncé mercredi l’annulation temporaire des frais de modification, habituellement imposés lorsque les passagers reportent ou annulent leurs réservations. Elles espèrent ainsi convaincre les voyageurs hésitants à aller de l'avant.

Leurs décisions sont arrivées au moment où des compagnies d'assurance ont indiqué qu'elles ne rembourseront plus les consommateurs qui annulent leurs déplacements en raison du COVID-19.

Chaque transporteur a toutefois ses propres conditions.

Vous pouvez modifier vos dates de voyage, votre hôtel ou votre destination – ou même les trois! – sans frais jusqu’à 24 heures avant votre départ, a notamment écrit Air Transat dans un courriel transmis à ses clients. Vous pouvez reporter votre voyage à tout moment dans les 12 mois suivant vos dates de voyage initiales.

Nous savons que parfois, les plans changent en raison d'événements imprévus tels que le coronavirus (COVID-19), a expliqué l’entreprise. Nous nous adaptons aux imprévus de la vie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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