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Elizabeth Warren abandonne la course à l'investiture démocrate

Pour le moment, la sénatrice dit ne soutenir aucun autre candidat.

Une femme regarde au loin l'air pensif avec, en arrière-plan, un homme portant des lunettes soleil.

À Cambridge, Massachusetts, la sénatrice Elizabeth Warren tient un point de presse pour annoncer qu'elle ne brigue plus l'investiture du Parti démocrate.

Photo : Reuters / Brian Snyder

Radio-Canada

« Je ne serai pas candidate à la présidence en 2020 », a annoncé Elizabeth Warren, jeudi, lors d'une conférence de presse tenue à Cambridge, au Massachusetts.

Pour l'instant, la sénatrice n'a pas apporté son soutien à un autre candidat. Pas maintenant, a-t-elle affirmé, exprimant le souhait de prendre d'abord une petite respiration.

Avec le retrait de Mme Warren, il ne reste désormais que trois candidats à briguer l’investiture du Parti démocrate : Joe Biden, Bernie Sanders et Tulsi Gabbard, représentante d'Hawaï.

Autrefois professeure de droit à Harvard, Elizabeth Warren, 70 ans, n'a pas été en mesure de s'imposer sur son propre territoire lors du super mardi, terminant au troisième rang.

Dans un message livré précédemment aux membres de son équipe de campagne, Mme Warren a déclaré que ce qu'ils avaient fait, les idées qu'ils avaient lancées dans le monde, la manière dont ils avaient livré cette bataille, les relations qu'ils avaient établies; tout ça allait continuer et se répercuter non seulement durant cette campagne présidentielle, mais durant toutes celles qui suivront.

L'un des thèmes-clés de sa campagne, axée sur des politiques progressistes, était de taxer les plus riches des citoyens américains, soit ceux dont la fortune dépasse les 50 millions de dollars.

Nous ne voulons pas d’un gouvernement qui travaillera pour les grandes entreprises multinationales, nous voulons un gouvernement qui travaillera pour nos familles, avait-elle déclaré en octobre dernier, lors d'un rassemblement de ses partisans.

Dans le message livré jeudi, Mme Warren, qui jamais auparavant ne s'était lancée dans la course à la présidence, s'est enorgueillie d'avoir basé sa campagne sur un mouvement populaire, et non en s'en remettant à des donateurs fortunés.

En janvier, le New York Times avait annoncé son appui pour Mme Warren et Amy Klobuchar, étant pour la première fois incapable de se prononcer en faveur d'un seul nom.

Klobuchar, Buttigieg, Bloomberg...

Amy Klobuchar a abandonné la course le week-end dernier, de même que l'ancien maire de South Bend en Indiana, Pete Buttigieg.

Le retrait d'Elizabeth Warren est donc survenu au lendemain de celui du milliardaire Michael Bloomberg. L'ex-maire de New York s'est rangé du côté de Joe Biden, qui a effectué une remontée en remportant 9 des 14 États en jeu lors de la journée cruciale du super mardi.

Sur Twitter, jeudi, le président Donald Trump a affirmé qu'Elizabeth Warren avait renoncé à briguer l’investiture du Parti démocrate trois jours trop tard. Selon lui, c'est ce qui a coûté la victoire à Bernie Sanders dans trois États – le Massachusetts, le Minnesota et le Texas. Ça lui a probablement coûté la nomination [du Parti démocrate], a conclu le président républicain.

Des « défis » pour les femmes

Également sur Twitter, un journaliste américain a cité Kamala Harris, sénatrice démocrate de la Californie, qui avait tenté elle aussi de briguer l'investiture du Parti démocrate avant de se retirer de la course, début décembre.

Relativement à l'abandon d'Elizabeth Warren, Mme Harris a déclaré que ce cycle électoral en particulier a mis en lumière des questions très légitimes au sujet des défis auxquels font face les femmes qui se lancent dans la course à la présidence.

Je pense qu'Elizabeth Warren est une leader incroyable et je n'ai que des éloges à son égard, a dit Kamala Harris.

Dans le message livré à ses troupes, jeudi, Elizabeth Warren a déclaré : Nous avons montré qu'une femme peut se tenir debout, tenir bon et demeurer fidèle à elle-même, peu importe ce qui arrive.

Puis, devant une horde de journalistes, la sénatrice a dit en substance que le fait d'affirmer qu'il y avait eu du sexisme dans cette campagne faisait dire à certaines personnes qu'elle était râleuse. Et si vous dites qu'il n'y en a pas eu, a-t-elle poursuivi, il y a des tonnes de femmes qui se disent : mais sur quelle planète vit-elle donc?

Avec les informations de Reuters

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