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Coronavirus : des compagnies d'assurance ne couvrent plus les annulations de voyage

Une personne portant un masque dans l'aéroport Pearson de Toronto.

Ottawa déconseille actuellement les voyages en Chine, à Hong Kong, en Iran, au Japon, à Singapour, en Corée du Sud et dans le nord de l'Italie.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Au moins deux assureurs, soit Manuvie (Manulife) et TuGo, ne rembourseront plus les voyageurs qui annulent leur déplacement à cause du COVID-19. D'autres compagnies d'assurance pourraient leur emboîter le pas, selon des experts.

Jusqu'à maintenant, les Canadiens ayant une assurance-annulation pouvaient généralement obtenir un remboursement s'ils avaient réservé un billet d'avion et un hôtel, par exemple, et qu'Ottawa déconseillait par la suite de voyager dans ce pays à cause du coronavirus.

Toutefois, Manuvie et TuGo avisent maintenant tout nouveau client qu'il ne sera pas couvert, peu importe le pays où il doit voyager, parce que le coronavirus est devenu un problème « connu », alors que l'assurance-annulation vise les situations imprévues.

Le coronavirus n'est plus considéré comme [un événement] soudain ou inattendu, c'est une question de santé internationale.

Melissa Kaerne, porte-parole de TuGo

Le changement de politique est entré en vigueur mercredi pour TuGo, alors qu'il doit s'appliquer à partir de vendredi pour Manuvie.

Seuls les clients de Manuvie ayant choisi l'option « annulation, peu importe le motif », qui coûte toutefois plus cher et ne couvre pas toutes les dépenses engagées, pourront continuer à obtenir un remboursement.

À l'heure actuelle, la Chine, Hong Kong, l'Iran, le Japon, Singapour, la Corée du Sud et l'Italie du Nord font l'objet d'avis d'Ottawa déconseillant aux voyageurs de s'y rendre (Nouvelle fenêtre).

Des millions en jeu

Le courtier d'assurance Martin Firestone pense que d'autres assureurs changeront eux aussi leur politique de remboursement relativement au COVID-19.

[Les compagnies d'assurance] s'exposent à des millions de dollars en réclamation [s'ils n'excluent pas le coronavirus].

Martin Firestone, courtier d'assurance

M. Firestone, de la firme Travel Secure, souligne que le COVID-19 risque de devenir une pandémie et de toucher une multitude de pays un peu partout dans le monde.

Will McAleer, directeur général de l'Association canadienne de l'assurance voyage, ajoute que la situation est bien connue maintenant.

Nous avons vu [le coronavirus] se propager d'un pays à un autre, dit-il. Alors, on peut tous s'attendre à ce que le virus se propage encore à d'autres pays.

Les compagnies aériennes plus souples

De leur côté, les transporteurs aériens ont assoupli leurs politiques de modification de réservation.

Air Transat offre à tous les voyageurs qui réservent un billet d'avion ou un forfait dans le Sud entre le 4 et le 31 mars de modifier les dates de voyage, l'hôtel ou la destination sans frais jusqu'à 24 heures avant le départ. Les clients ont 12 mois pour effectuer un autre voyage.

Nous savons que parfois, les plans changent en raison d'événements imprévus tels que le coronavirus (COVID-19). Nous nous adaptons aux imprévus de la vie pour que vous réserviez en toute tranquillité d’esprit, indique le transporteur sur son site web.

Air Canada, de son côté, permet une modification sans frais jusqu'à 14 jours avant le voyage pour tout vol réservé entre le 4 et le 31 mars.

WestJet autorise aussi une modification sans frais pour les réservations effectuées entre le 3 et le 17 mars en ce qui concerne les voyages faits jusqu'au 24 juin. La modification doit être faite plus de 14 jours avant la date de départ prévue.

Un risque de perdre ses sous

Selon Charles Tanguay, porte-parole de l'Office de la protection du consommateur, la seule crainte du coronavirus n'est pas suffisante pour annuler une réservation et obtenir un remboursement.

On peut tenter d'obtenir un remboursement, mais on risque de [devoir payer des frais] ou de perdre ses sous, a-t-il précisé au micro du 15-18, sur les ondes d'ICI Première.

Il est bien entendu possible de parvenir à une entente avec les entreprises concernées, mais cette démarche pourrait être complexifiée si l'on a fait affaire directement avec un fournisseur, plutôt qu'avec un agent de voyage ayant un permis du Québec, a souligné M. Tanguay.

Un remboursement partiel pourrait aussi être offert dans le cas d'une croisière, par exemple, si le navire ne peut accoster à l'un des ports prévus dans l'itinéraire, a ajouté le porte-parole. Ce sont beaucoup des ententes à la pièce.

Toujours au dire de M. Tanguay, enfin, l'épidémie pourrait pousser les voyageurs à planifier leurs déplacements sur une moins longue période, histoire d'éviter des contretemps de dernière minute.

Avec les informations de CBC News

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