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Grève des enseignants : qu'en pensent les élèves?

Les élèves posent devant leur école.

Nicolas Lavigne, Brianne Dupuis, Fanie Bouffard et Stéfanie Fortin sont tous membres du conseil étudiant de l'École secondaire catholique Franco-Cité de Nipissing Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

Radio-Canada

Les élèves de l'École secondaire catholique Franco-Cité de Nipissing Ouest vivent une année scolaire marquée par les grèves de leurs enseignants.

Ces derniers sont membres de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), qui milite notamment contre l'augmentation de la taille des classes et l'instauration de cours en lignes obligatoires.

Il s'agit de deux points de tension sur lesquels le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a démontré une ouverture en conférence de presse mardi.

Malgré tout, l'AEFO maintient sa journée de grève de jeudi, affirmant que le ministre fait des déclarations qui frôlent des mensonges, des demi-vérités et de la [négociation] de mauvaise foi.

Radio-Canada est allée à la rencontre de quatre élèves de 12e année membres du conseil étudiant de l'École secondaire catholique Franco-Cité de Nipissing Ouest afin de recueillir leurs impressions sur la situation.


Portrait de Stéphanie Fortin devant son école.

Stéfanie Fortin estime que les annulations d'activités « changent un peu l'atmosphère » dans les couloirs de l'école.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

C’est certain que ça affecte notre progression et notre rendement, car si on n’est pas en classe, on ne peut pas recevoir de leçons.

Je ne pense pas que ça va se répercuter sur notre graduation. Mais évidemment, il va y avoir des bouts qui vont nous manquer. C’est nous autres qui allons souffrir quand on va aller dans le postsecondaire et qu'on va avancer dans nos études. On est capable de se rattraper, mais il faudra se pousser davantage plus tard.

Il y a un peu plus de stress dans les classes. Les profs courent un peu partout et sont stressés en raison de la grève. Ils en ont beaucoup sur leurs épaules.


Fanie Bouffard pose devant son école secondaire.

Fanie Bouffard estime qu'augmenter la taille des classes représenterait un défi tant pour les élèves que pour les enseignants.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

Il y a beaucoup d’activités qui ont été annulées. Notre voyage de ski à Mattawa, par exemple. On a besoin de l’implication de nos profs pour ces projets, mais ils ne peuvent pas s’impliquer à cause de la grève. Notre banquet de fin d’année va être vraiment court. On n'a pas d’activités, pas de musique, pas d’art.

Pour ce qui est de l’instauration de cours en ligne obligatoire, je pense à ma petite sœur qui va commencer le secondaire. Elle est autiste. Et je me dis même si moi j’ai de la difficulté à faire des cours en ligne, je ne peux pas m’imaginer comment elle va le faire. Si ça pouvait effectivement être éliminé, ce serait une bonne chose.


Portrait de Briane Dupuis.

Brianne Dupuis se demande si les journées de grève auront un impact sur son cursus postsecondaire.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

C’est sûr que d’avoir moins d’écoles, ça a ses points positifs. Ça nous donne le temps d’appliquer sur des bourses, de penser un peu plus au postsecondaire. Mais si t’es un élève de 9e année, par exemple, tu ne peux pas vraiment faire ces choses-là. Tu peux t’avancer dans tes classes jusqu’à un certain point, mais après ça…

Je pense que les enseignants se sentent mal pour nous aussi. Ils se sentent mal de ne pas pouvoir faire des activités en classe.

L’annonce du ministre de l’Éducation nous réconforte. Les cours en ligne peuvent être avantageux pour certaines personnes, comme celles qui veulent se discipliner et utiliser des ordinateurs. Mais d’autres apprennent mieux dans une salle de classe avec un enseignant pour leur expliquer et les aider.


Portrait de Nicolas Lavigne.

Nicolas Lavigne souligne que tous les étudiants n'ont pas accès à internet à la maison afin de suivre des cours en ligne.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

On supporte à 100 % les enseignants.On est là pour eux autres. La dynamique est très chaleureuse. Mais ça nous affecte quand même beaucoup.

La grève a affecté les activités qu’on voulait faire. Dans notre cours de biologie, on voulait amener des invités pour nous parler de différents sujets et de carrières… mais on ne peut pas avoir d’invité.

C’est le gouvernement qui a voulu rendre les cours en ligne obligatoires et augmenter la taille des classes. Maintenant ils enlèvent tout et ils ont l’air de héros. Mais ça n’aurait jamais dû être là en premier lieu.

Avec les informations de Mathieu Grégoire

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