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Femmes inspirées, femmes inspirantes

Deux femmes crient dans un mégaphone. Derrière elles, plusieurs autres femmes ont le poing levé.

La Journée internationale des droits de la femme est célébrée ce dimanche 8 mars.

Photo : La Presse canadienne / AP/Francisco Seco

Hélène Bardeau

Elles ont grandi en s’inspirant de femmes qui ont levé la voix dans la cause de l’égalité des genres ou qui ont surmonté de nombreux défis pour s’épanouir malgré les nombreuses barrières qui persistent liés à leur sexe.

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, plusieurs Britanno-Colombiennes de tous les âges partagent le nom du modèle féminin qui les inspire au quotidien.

Artiste, parent ou encore écrivaine, ces personnalités sont pour ces femmes de véritables héroïnes qui font preuve de courage et qui élargissent le champ des possibles.

Plan moyen de Pascaline Nsekera souriante dans une salle de travail.

Pascaline Nsekera admire le courage de sa mère et de sa grand-mère paternelle.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Pascaline Nsekera n’a pas hésité une seule seconde avant de partager son modèle de vie, sa mère.

C’est grâce à elle que je suis ce que je suis aujourd’hui.

Pascaline Nsekera

Elle a voulu aussi rendre hommage à sa grand-mère paternelle qu’elle décrit comme étant une femme très tenace, et qui malgré des problèmes de santé continuait à se dépasser et à relever des défis.

Plan moyen de Sarah Chaguir dans un espace vert.

Sarah Chaguir prend exemple sur sa mère au quotidien.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Même son de cloche pour Sarah Chaguir qui dit prendre exemple sur sa mère. Elle fait tout pour moi, elle a risqué tout, indique la jeune femme avec émotion. Elle raconte que sa mère est partie du Maroc pour lui donner une meilleure vie et m’ouvrir des portes.

À 17 ans, Sarah Chaguir est cadette de l’air et aspire à devenir pilote d’avion. Un domaine où les femmes sont encore en minorité, déplore-t-elle.

Je veux montrer aux femmes que je veux devenir un pilote d’avion et que je peux le faire.

Sarah Chaguir
Plan moyen de Catherine Tableau à l'intérieur d'une salle.

Catherine Tableau explique : « Je suis toujours attirée par des gens qui ont beaucoup de résilience ».

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Pour Catherine Tableau, son choix s’est porté sur plusieurs artistes féminines qui se sont battues pour devenir ce qu’elles sont devenues. Elle cite en exemple la chanteuse albertaine Joni Mitchell qui l’accompagne depuis son adolescence.

Si plusieurs modèles féminins traversent l’esprit de Mme Tableau, elle a souhaité souligner son admiration pour Camille Claude, élève du sculpteur Auguste Rodin.

Elle avait autant de talent qu’un homme, mais bon c'est l'homme qui avait le pouvoir et qui l’a encore quand même.

Catherine Tableau
Plan moyen de Léa Tricoire devant une porte fenêtre.

Depuis le mouvement #MoiAussi, beaucoup de choses ont commencé à bouger dit Léa Tricoire.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Dénoncer le pouvoir de l’homme face à la femme, c’est ce que signe l’écrivaine française Virginie Despentes dans sa tribune impitoyable contre la cérémonie des Césars. Une personnalité influente pour Léa Tricoire, mais surtout une femme d’assez polémique qui n’a pas sa langue dans sa poche.

J’aime sa prise de position de dire à un moment donné : on en a marre et on ne peut pas continuer comme ça.

Léa Tricoire
Plan moyen de Ryme Lahcele tenant une planche à roulettes dans ses bras.

Ryme Lahcele veut encourager les femmes à faire de la planche à roulettes.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Ryme Lahcele a souhaité mettre en avant le travail de Michelle Pezelle, gérante de la boutique vancouvéroise de patin à roulettes, Antisocial Skateboard.

La jeune femme de 24 ans admire le travail mené par Mme Pezelle dans l’ouverture de cette pratique toujours très dominée par les hommes, au sexe féminin.

Nos accomplissements, à nous les femmes, ne sont souvent pas célébrés et [souvent] oubliés.

Ryme Lahcele

Elle remarque cependant que le vent change pour les femmes dans ce domaine.

On voit de plus en plus de femmes, mais aussi plus de femmes transgenres, des femmes qui font partie de la communauté LGBTQ ou des femmes de couleur, dit-elle.

Plan moyen de Clémentine Creach souriante debout à l'extérieur sur un trottoir.

Clémentine Creach admire des personnalités comme Simone de Beauvoir ou Nina Simone.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

En ce qui concerne Clémentine Creach, l’image des femmes insoumises, comme la chanteuse Nina Simone, qui a su marquer les générations à travers sa musique.

Parmi ses choix, elle cite également Simone de Beauvoir, philosophe et essayiste très engagée pour la lutte des droits de la femme. Elle souligne également son combat pour la libération du corps de la femme pour se détacher de la société patriarcale.

Une journée utile?

Toutes les femmes de cet article s’entendent pour dire qu’il est primordial que la gent féminine arrive enfin à s’épanouir dans le rôle qu’elle s’est fixé, et ce sans barrières, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel.

Il faut laisser la femme être.

Catherine Tableau

Il est donc essentiel pour Ryme Lahcele que la société fasse un effort actif pour mettre en avant ces femmes leaders, parce qu’elles sont partout.

Si la Journée des droits de la femme est un moyen de faire passer un message, pour Léa Tricoire, elle ne la caractérise pas comme étant une bonne ou une mauvaise chose.

Des manifestants bravant le froid glacial pour participer à la troisième édition de la «Marche des femmes» à Ottawa.

Des manifestants bravant le froid glacial pour participer à une marche pour les femmes.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Est-ce qu’on a vraiment besoin d’une journée pour se rappeler que les femmes ont des droits?

Léa Tricoire

Pour d’autres, faire encore cette distinction entre les sexes ne fait pas avancer les mentalités.

Un avis partagé par l’élève du secondaire, Sarah Chaguir. Chaque jour on devrait célébrer la Journée de la femme comme la Journée des Autochtones comme celle contre l'intimidation, ce n’est pas juste une journée, estime-t-elle.

Je trouve ça quand même très problématique qu'on se pose ce genre de questions au 21e siècle. Pour moi ça n'a plus lieu d'être, affirme Clémentine Creach.

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Colombie-Britannique et Yukon

Égalité des sexes