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Des professionnels de la santé réclament la fin de la stigmatisation des personnes obèses

Les mots utilisés pour senbiliser à l'obésité blessent et stigmatisent les personnes qui en souffrent.

De plus en plus de personnes, dont des professionnels de la santé, dénoncent la « grossophobie » et la stigmatisation des personnes obèses.

Photo : iStock

Audrey Neveu

À l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité, une coalition d’associations, d’universités et de professionnels de la santé appelle à la fin de la stigmatisation des personnes en fonction de leur poids.

Dans une déclaration écrite, la coalition plaide que cette stigmatisation a davantage de conséquences négatives que positives sur la santé. Elle peut même parfois limiter l'accès des gens à certains soins de santé.

Lorsque ces personnes ne peuvent pas s’asseoir sécuritairement dans un avion, une voiture ou un autobus, ou encore avoir accès à des soins de santé d’urgence en raison de leur poids, nous devons agir, affirme l’une des signataires de la déclaration, la chercheuse en ergothérapie de l’Université de l’Alberta, Mary Forhan. C’est une question de droits de la personne.

Par exemple, les lits d’hôpitaux sont souvent trop petits pour accommoder une personne obèse, selon la déclaration. Certains équipements de physiothérapie ne supportent qu’un poids d'environ 115 kg, ce qui prive de soins de nombreuses personnes en surpoids.

L'obésité en chiffres

Un quart des adultes, soit 7,3 millions de personnes, sont considérés comme obèses au Canada.

Un autre 36 % des adultes, soit 9,9 millions de personnes, souffrent d’embonpoint.

Source : Statistique Canada

Mary Forhan et ses cosignataires plaident pour que les professionnels de la santé adaptent leur équipement et leur approche aux personnes obèses. Comment pouvons-nous changer l’environnement pour qu’il soit plus sécuritaire, qu’il offre plus de compassion et que ces personnes soient pleinement investies dans leur vie? , s’interroge Mary Forhan.

Démystifier l’obésité

La chercheuse tient également à détruire certains mythes sur l’obésité.

C’est bien plus que de mal manger ou ne pas assez bouger.

Mary Forhan, chercheuse en ergothérapie, Université de l'Alberta

Mary Forhan rappelle que l’obésité n’est considérée comme une maladie que lorsqu’un surpoids amène des problèmes de santé, comme des maladies cardiovasculaires, de l’ostéoporose et du diabète.

Elle souhaite que les professionnels de la santé délaissent l’utilisation de l’indice de masse corporelle comme seul marqueur de l’obésité, puisqu’il ne prend pas en compte la présence ou non de maladies. Nous regardons aussi la masse adipeuse et la disposition des tissus adipeux dans le corps, indique-t-elle, puisque la présence de tissus adipeux autour des organes a souvent un impact négatif sur la santé.

Si une personne ne vit pas ces conséquences négatives sur sa vie et sa santé, alors ils ne vivent pas avec la maladie de l’obésité. Ils vivent simplement dans un corps large et il n’y a absolument aucun problème avec ça, croit la chercheuse.

Avec les informations de Nancy Carlson

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