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Le président du BAPE sur GNL Québec défend son intégrité et son impartialité

Denis Bergeron au micro.

Le président du BAPE, Denis Bergeron, a dû défendre son intégrité et son impartialité.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Le président de la commission d’enquête du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement sur le projet de GNL Québec, Denis Bergeron, a dû répondre à des questions portant sur son intégrité, mercredi soir, lors d’une rencontre d’information tenue au Montagnais.

Un citoyen, Claude Côté, s’est présenté au micro à l’ouverture de la période de questions pour le questionner sur ses liens passés, révélés mardi, avec l’industrie pétrochimique.

Pour ce qui est de mon éventuel désistement, oui, j’ai travaillé à auditer des usines de produits chimiques pendant 15 ans à titre contractuel. On faisait des visites ad hoc [...] Je n’ai jamais été employé comme tel de l’industrie chimique ni un lobbyiste, a clarifié Denis Bergeron, qui siège aux côtés du commissaire Laurent Pilotto.

M. Pilotto et moi nous sommes engagés à respecter les valeurs éthiques et déontologiques de la commission. Nous avons signé des déclarations qui assurent notre indépendance face au projet. On est capable de faire le travail. On va le faire avec transparence et avec la collaboration du public, a poursuivi Denis Bergeron. Ce dernier en est à sa 16e audience, lui qui a joint le BAPE à titre de commissaire permanent en 2011.

Des documents du BAPE.

Des documents ont été remis aux personnes présentes.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Lilas Lamontagne, du mouvement Littoralement inacceptable de la Haute-Côte-Nord, a voulu savoir pourquoi le BAPE ne tiendra pas d’audiences ailleurs qu’à Saguenay, de façon à favoriser la participation pleine et entière des citoyens.

En raison du fait que ce projet a une portée nationale, je vous demande de tenir des audiences publiques à Montréal, Québec et Trois-Rivières, a-t-elle signifié.

Le président de la commission d’enquête a fait valoir que celle-ci n’est pas tenue de siéger ailleurs qu’à Saguenay.

Ce qui guide la démarche est encadré par un règlement. L’article 17 exige que les commissions siègent dans la communauté d’accueil du projet. Nous allons donc respecter le règlement. Toutefois, la commission va prendre tous les moyens pour diffuser la commission, a expliqué Denis Bergeron, ajoutant que les audiences seront diffusées sur le web.

Le fait qu’il n’y ait pas d’experts en biodiversité au sein de la commission et que celle-ci ne compte pas de femmes a aussi été critiqué.

Des gens dans une salle.

Environ 80 personnes ont assisté à la rencontre d'information.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Une rencontre courue

Environ 80 personnes se sont déplacées pour assister à la rencontre préparatoire.

Plusieurs conseillers municipaux de Saguenay étaient sur place. Le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, a également pris part à la rencontre.

La présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le-Fjord, Sandra Rossignol, a expliqué qu’elle jugeait important d’être sur place.

Des tracts contre le projet de GNL Québec ont été distribués à l’entrée de l’hôtel.

Adrien Guibert-Barthez devant un panneau du BAPE.

Le co-porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez, tenait à assister à la rencontre préparatoire.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Le co-porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez, a indiqué à Radio-Canada qu’il souhaitait notamment obtenir des explications sur le fait que le BAPE ne compte que deux commissaires et demander pourquoi des audiences ne sont pas prévues dans d’autres villes du Québec.

Le BAPE sur le qui-vive

Le président du BAPE avait donné des consignes de sécurité très claires à un agent d’une firme privée, à l’hôtel Le Montagnais peu avant la tenue de la rencontre.

Selon ce que Radio-Canada a appris, le mot d’ordre était d’appeler la police au besoin si la situation en venait à déborder. Finalement, tout s'est déroulé dans le calme.

Deuxième partie le 20 avril

Les audiences publiques entourant le projet de GNL débuteront le 16 mars au Montagnais et pourraient durer quelques jours. Les citoyens et groupes pourront poser des questions.

La deuxième portion commencera le 20 avril au même endroit. Ce sera l’occasion pour les gens de s’exprimer. Les individus, groupes et associations pourront soumettre un mémoire.

La commission d’enquête dispose d’un délai maximal de quatre mois pour accomplir son mandat. Le rapport du BAPE sera remis au plus tard le 15 juillet 2020, au ministre de l’Environnement, Benoit Charette. Par la suite, le ministre dispose de 15 jours pour rendre public le rapport.

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