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Des milliers d'enseignants en grève un peu partout en Ontario

Des enseignants dans la rue.

Des milliers d'enseignants en grève manifestent devant l'édifice de l'Assemblée législative à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Simard

Radio-Canada

Alors que le conflit les opposant au gouvernement se poursuit, d'autres syndicats de travailleurs de l'éducation ontariens sont en grève, des milliers d'entre eux se sont rassemblés pour une manifestation près de l'édifice de l'Assemblée législative à Toronto jeudi matin.

Toutes les écoles francophones de l’Ontario sont ainsi fermées, alors que l’AEFO, le syndicat représentant les enseignants franco-ontariens, organise une autre journée de grève provinciale.

Des personnes tiennent des pancartes aec des slogans en français.

Des enseignants franco-ontariens de la région de Windsor ont manifesté jeudi devant des écoles francophones de la région.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana

Leurs collègues de l'Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) tiennent aussi un débrayage d'un jour.

Les enseignants du secondaire anglophone, menés par la FEESO, ont quant à eux organisé une journée de grève tournante qui touche neuf conseils scolaires anglophones de l’Ontario. Des employés de soutien aussi représentés par le syndicat et qui travaillent dans des écoles françaises participent également à ce débrayage.

Des enseignants tenant des affiches.

Des enseignants en grève de l'AEFO manifestent devant le Collège français à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Les syndicats rejettent l'offre provinciale

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a annoncé mardi un changement de cap sur plusieurs positions du gouvernement Ford.

Stephen Lecce a notamment annoncé un recul sur la taille des classes, sur les cours en ligne obligatoires et sur la réduction du nombre d’enseignants en Ontario.

Si ces enjeux ont été des points de discorde importants dans les négociations avec les syndicats, le recul du gouvernement ne semble pas avoir immédiatement fait effet auprès des syndicats.

Rémi Sabourin en entrevue.

Le président de l'AEFO, Rémi Sabourin

Photo : Radio-Canada

Le président de l’AEFO, Rémi Sabourin, dit toutefois que l'annonce du ministre Lecce était remplie de « demi-vérités ». Pour lui, il s'agissait d'une tentative pour « créer la zizanie à travers les syndicats ».

C'est de la poudre aux yeux.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Peu avant la sortie de M. Lecce, l'OECTA a communiqué mardi avoir accepté le salaire ainsi que les avantages sociaux proposés par le gouvernement à la table des négociations la semaine dernière, mais précisé qu’aucun accord n’avait encore été trouvé pour mettre fin aux actions du syndicat.

Les membres de la Fédération des enseignants anglophones de l'élémentaire (FEEO) ne participent pas au débrayage jeudi. Toutefois, aucune séance de négociation n'est prévue pour l'instant entre le syndicat et le gouvernement.

Pour sa part, le ministre Lecce dit avoir fait une offre « équitable » aux enseignants et presse leurs syndicats de revenir à la table de négociation.

Un conflit qui perdure

Les conventions collectives des enseignants sont échues depuis le 31 août.

Des manifestants sont à l'extérieur.

Le 21 février, 200 000 enseignants des quatre syndicats majeurs de l'Ontario avaient manifesté, pour ce qui a constitué l'unique grève générale du mouvement à ce jour.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Plusieurs dizaines de journées de négociation entre les syndicats et le gouvernement se sont révélées infructueuses depuis lors.

Au cours des trois derniers mois, les syndiqués ont employé différents moyens de pression, allant de la grève du zèle aux grèves tournantes.

Le point culminant de l’action des professionnels de l’éducation est survenu le 21 février, lorsque les quatre grands syndicats enseignants, francophones comme anglophones, étaient en grève générale.

Pas moins de 200 000 syndiqués ont alors débrayé. Plus de 2 millions d’élèves de 5000 écoles de la province n’ont pas eu cours ce jour-là.

Le salaire reste un point de litige important. Le gouvernement Ford a adopté une loi limitant les augmentations de salaire dans le secteur public à 1 % par année et prétend que la province ne peut pas en donner plus aux enseignants, qui réclament le double.

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Toronto

Politique provinciale