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Rejets industriels de PFR à Saint-Félicien : deux scénarios à l’étude

De grandes cheminées de l'usine évacuent de la fumée.

L'usine de PFR à Saint-Félicien

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Michel Gaudreau

Le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques confirme étudier deux scénarios pour disposer des eaux industrielles de l'usine de pâte de Produits forestiers Résolu à Saint-Félicien.

Québec pourrait reconstruire à ses frais la conduite actuelle de 15 kilomètres qui permet de rejeter les eaux usées de l'usine dans le lac Saint-Jean. Cette conduite, propriété du gouvernement, est arrivée à la fin de sa vie utile. Le Ministère pourrait aussi permettre à Résolu de déverser ses eaux industrielles directement dans la rivière Ashupmushuan située juste à côté de l'usine.

Ces deux scénarios sont analysés à la lumière des critères du développement durable.

De son côté, le porte-parole de Résolu, Karl Blackburn, dit ne pas avoir été consulté sur ces deux options, mais il trouve inacceptable de rejeter les eaux de l'usine de façon permanente dans la rivière Ashupmushuan.

Pour le moment, on ne participe pas à des études pour ce scénario-là. C’est le centre hydrique et le ministère de l’Environnement qui en ont la responsabilité et si jamais il y avait des consultations à ce niveau-là et qu’ils requerraient notre participation, c’est clair qu’on y participerait, mais, pour nous, l’acceptabilité sociale est essentielle et dans ce cas-ci, pour la rivière Ashuapmushuan, il n’y a aucune acceptabilité sociale.

De son côté celui qui a été à la tête du regroupement pour la protection de la rivière Ashupmushuan à la fin des années 1990, Jean Paradis, promet une mobilisation régionale pour protéger cette rivière vierge de toute activité industrielle.

C’est vraiment un retour en arrière incroyable si le ministère et le gouvernement avaient l’intention de déverser dans la rivière Ashuapmushuan. Vous savez que cette rivière-là est une réserve aquatique en ce moment, donc c’est un joyau patrimonial. Je ne vois pas comment on peut aller salir ce joyau-là par un déversement industriel. Ce serait vraiment inacceptable, mais c’est sûr qu’il va y avoir une levée de boucliers, prévient-il.

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