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Coronavirus : « Nous sommes prêts », dit Chrystia Freeland

La ministre de la Santé Patty Hajdu et la vice-première ministre Chrystia Freeland en point de presse.

La réponse au coronavirus sera nationale, a indiqué la vice-première ministre Chrystia Freeland.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Devant l'ampleur de l'épidémie de COVID-19 à l'échelle mondiale, le gouvernement fédéral a tenté de se faire rassurant mercredi par la bouche de sa vice-première ministre. Chrystia Freeland a assuré que le pays, qui dénombre pour l'heure 33 cas, est prêt à faire face à une éventuelle propagation du coronavirus.

Mme Freeland, qui pilote le comité spécial pour centraliser la stratégie nationale, s’est présentée devant les médias en compagnie de la ministre de la Santé Patty Hajdu et de l’administratrice en chef de la santé publique Theresa Tam pour faire le point sur l’évolution de la situation.

Le comité a tenu sa première réunion aujourd’hui. Il a pour mandat de veiller à ce que le Canada soit prêt à toute éventualité, et nous le sommes, a soutenu Mme Freeland, qui a participé à la réunion un peu plus tôt au cours de la journée.

Cette situation évolue rapidement de jour en jour, a affirmé la ministre, qui s'est tout de même faite rassurante.

Nous avons l’un des meilleurs systèmes de santé du monde.

Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

À l’heure actuelle, rien ne prouve qu’il y a transmission communautaire du virus au Canada, a pour sa part précisé l’administratrice en chef de la santé publique Theresa Tam.

Tous les cas sont liés à des voyageurs qui sont allés en Chine, en Iran et en Égypte, ou à des personnes qui ont eu des contacts étroits avec eux, a-t-elle dit.

Theresa Tam en a aussi appelé au sens des responsabilités des citoyens et n’a pas manqué de rappeler les conseils de base à la population. Ne vous présentez pas aux urgences lorsque vous avez des symptômes. Appelez d’abord et assurez-vous de ne pas avoir de répercussions négatives sur les gens qui sont présents dans l’établissement de santé, a-t-elle dit.

Les Canadiens savent se serrer les coudes

Chrystia Freeland a fait remarquer que les Canadiens ont une longue tradition de solidarité. Ils se serrent les coudes pour faire face à des défis, quels qu’ils soient. L’intervention pour répondre au coronavirus sera nationale, a assuré la vice-première ministre.

Nous collaborons étroitement avec nos collègues des provinces et allons continuer à le faire.

Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

Annoncée la veille par le premier ministre Justin Trudeau, la cellule spéciale regroupe huit ministres fédéraux qui se rencontreront régulièrement pour prévoir la coordination des effectifs et la préparation des interventions, en plus de surveiller les impacts du coronavirus sur la santé publique et l'économie au pays.

Pour l'heure, 33 cas de la maladie COVID-19 ont été dépistés au Canada, soit 20 en Ontario, 12 en Colombie-Britannique et 1 au Québec.

Toutefois, la situation évolue rapidement, et les autorités sanitaires des provinces et des territoires continuent d’évaluer l’état de santé des personnes soupçonnées d’être infectées.

Si, pour l'instant, le risque pour la santé associé au coronavirus est jugé faible par l'Agence de la santé publique du Canada, celle-ci invite tout de même les Canadiens en voyage à l'étranger à surveiller de près la propagation du COVID-19 dans les pays touchés.

La Banque du Canada a par ailleurs annoncé mercredi qu'elle abaissait son taux directeur de 1,75 % à 1,25 % en raison des inquiétudes suscitées par le coronavirus.

L’armée se prépare

Mercredi, le général Jonathan Vance, chef d'état-major, a communiqué un ensemble de mesures dans les rangs de l’armée en prévision d’une éventuelle pandémie.

Les ordres donnent aux commandants des bases le pouvoir, entre autres, d'annuler les grands rassemblements dans les bases en cas de pic du nombre de cas de COVID-19.

Ces instructions incluent également des précautions supplémentaires, allant de l'hygiène personnelle aux examens stricts de tous les voyages et congés non essentiels pour les soldats, les marins et les équipages.

Le but est d'examiner toutes les choses que nous devons faire pour préserver la force, si cela devenait une pandémie, a déclaré le général Jonathan Vancelors d'une conférence de la défense à Ottawa.

L'armée doit préserver sa capacité de fonctionner et de soutenir le gouvernement en cas d'urgence sanitaire grave, a-t-il ajouté.

Dans le pire des cas, les responsables fédéraux se préparent à un taux d'absentéisme de 25 % parmi les employés du gouvernement et Vance a déclaré que l'armée envisage un nombre similaire en cas de pandémie.

L’opposition se plaint d’un manque d’information

Les porte-parole de l'opposition affirment qu'ils sont tenus dans l'ignorance des préparatifs du gouvernement fédéral pour une éventuelle éclosion du nouveau coronavirus au pays.

Les membres de l'opposition soutiennent que des séances d'information de la ministre de la Santé, Patty Hajdu, et l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, ont cessé d'être organisées à l'intention des autres partis.

Selon eux, le traitement réservé par le gouvernement à ses opposants contraste avec la façon dont le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a géré l'épidémie de grippe H1N1 en 2009.

Regan Watts, le directeur des affaires parlementaires de la ministre de la Santé Leona Aglukkaq à l'époque, a déclaré que le gouvernement tenait des séances d'information quotidiennes pour les porte-parole en matière de santé des partis d'opposition.

En ce qui concerne le nouveau coronavirus, les porte-parole en matière de santé des conservateurs et des néo-démocrates ont soutenu qu'ils ont été contraints de remettre en question publiquement le plan du gouvernement pour une éventuelle pandémie et qu'ils ont reçu très peu de réponses.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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