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Pipeline Coastal GasLink : des milliers d'étudiants appelés à manifester à travers le pays

Des manifestants marchent avec une banderole colorée.

Environ 200 personnes ont répondu présentes à la marche organisée à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Samantha Samson

Des étudiants d'une trentaine d'universités canadiennes descendront dans les rues mercredi, en soutien aux chefs héréditaires wet’suwet’sen, qui s’opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink dans le nord de la Colombie-Britannique.

Parmi les universités qui participeront à la manifestation, on compte notamment l’Université de Calgary, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université Queen's, l’Université de Regina et l’Université du Québec à Montréal.

En Ontario, les étudiants de l’Université d’Ottawa ont choisi de se rassembler devant les bureaux d'Exportation et développement Canada pour faire pression auprès du premier ministre Justin Trudeau et de la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mary Ng, au sujet du financement du pipeline.

Au Manitoba, le ralliement aura lieu à midi au centre-ville de Winnipeg. Les étudiants marcheront jusqu’au palais législatif, depuis l’Université de Winnipeg.

Trois universités manitobaines prendront part à la manifestation : l’Université du Manitoba, l’Université de Winnipeg et l’Université de Saint-Boniface (USB).

Bien qu’un accord a été conclu entre les chefs héréditaires wet’suwet’en et le gouvernement fédéral, la Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes (FCÉÉ) appelle à poursuivre la lutte.

La Gendarmerie royale du Canada patrouille toujours sur le territoire et la construction du pipeline Coastal GasLink a repris, peut-on lire dans le communiqué de presse de la FCÉÉ.

Petite victoire, grande cause

Selon la présidente de l’Association des étudiants de l’USB, Élizabeth Labbé, qui a participé à l’organisation de la marche, le conflit autour du pipeline rejoint deux causes qui tiennent à coeur les étudiants : la réconciliation et l’environnement. Elle affirme qu'ils sont bien conscients de ce qu'implique ce différend.

Élizabeth Labbé dit être optimiste de l’écoute du gouvernement fédéral, à la suite des négociations entérinées avec les chefs héréditaires wet’suwet’en.

C’est certainement un bon pas, au moins il y a une reconnaissance. Mais je ne pense pas qu’il faut se dire que l’enjeu est réglé, lance-t-elle, en appelant à la mobilisation de tous, et pas seulement des étudiants.

Tant que les demandes des chefs héréditaires ne seront pas pleinement satisfaites, la FCÉÉ, qui représente plus de 500 000 étudiants à travers le Canada, affirme qu'elle poursuivra sa mobilisation.

Entre autres, les étudiants appellent le gouvernement britanno-colombien à stopper la construction du pipeline et à retirer les forces de la GRC.

Qui s'oppose au projet de Coastal GasLink en C.-B.?

Les chefs héréditaires (un mode de gouvernance traditionnel) et une partie des Wet'suwet'en s'opposent au projet de gazoduc en construction entre Dawson Creek et Kitimat, en Colombie-Britannique. Les chefs héréditaires affirment qu'ils sont les seuls à pouvoir consentir à un projet qui traverse leur territoire ancestral, qui n'a jamais été cédé par traité.

De leur côté, 20 conseils de bande, dont 5 conseils de bandes wet'suwet'en, le long du tracé du gazoduc, ont approuvé le projet.

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