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Un deuxième campus satellite de l’UQTR pourrait voir le jour à Terrebonne

Le campus de Drummondville de l'Université du Québec a Trois-Rivières tenait une journée portes ouvertes pour recruter des étudiants.

Le campus de Drummondville de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir établi un premier campus satellite dans la ville de Drummondville, l’Université du Québec à Trois-Rivières pourrait en créer un deuxième à Terrebonne, dans la région de Lanaudière. C’est du moins un projet qui est à l'étude actuellement au ministère de l’Éducation.

Les villes de Drummondville et Terrebonne ont un point en commun, celui de se trouver dans une région où la proportion des gens qui ont un diplôme universitaire est inférieure à la moyenne québécoise. Dans le cas de Drummondville, on souhaitait par ailleurs que le campus satellite puisse contrer l’exode des jeunes vers les grands centres.

À Drummondville, le campus a coûté 24 millions $, soit 6 millions $ de moins que les 30 millions $ prévus au départ. Les gens d'affaires s'étaient d'ailleurs mobilisés et avaient amassé une somme de 8 millions $ pour financer le projet.

Cinq programmes de baccalauréat sont aujourd'hui offerts au campus de Drummondville, qui accueille plus de 1000 étudiants. Voilà qui dépasse les projections initiales et qui a mené à la création d’un deuxième bâtiment, qui verra le jour prochainement : le Centre national manufacturier intelligent du Québec.

Le maire de Drummondville, Yves Grondin, s’en réjouit.

On se rend compte que la clientèle augmente plus rapidement que prévu. La retombée du prochain pavillon va permettre d’avoir ici des activités de formation, de recherche et d’application directement en usines autour de la robotique, dit-il. C’est vraiment ce qu’on cherchait.

Contestation

Les campus satellites ne font toutefois pas l’unanimité. La vérificatrice générale du Québec avait d’ailleurs émis de grandes réserves quant à la gestion du campus de Drummondville.

Le campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil avait pour sa part coûté cher, pour un lieu qui présentait pourtant plusieurs locaux vides.

Les associations étudiantes sont également sceptiques à l’égard du concept des campus satellites.

Jimmy Lacourse, président de l’Association générale des étudiants de l’UQTR ne fait pas exception.

« Actuellement, on est contre l’établissement de campus satellites parce qu’il n’y a pas de critères, de modalités ou de balises qui sont établis par le gouvernement pour faire ces créations. »

— Une citation de  Jimmy Lacourse

Pour le président de l’Institut sur la gouvernance, Michel Nadeau, il est fréquent de constater que dans ces centres périphériques, l’enseignement est assuré davantage par des chargés de cours.

Ils ne sont pas mauvais par rapport aux professeurs titulaires, précise-t-il, mais on imagine que les enseignants les plus réputés ont leurs outils de travail dans leurs locaux, dans le centre urbain, et qu'ils ne voudront peut-être pas toujours se déplacer.

Au ministère de l’Éducation, on indique que le projet en est à ses débuts et qu’une analyse rigoureuse du processus s’imposera.

Selon les informations recueillies par Maude Montembault.

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