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Un film d'horreur tourné à La Baie avec des acteurs de New York

Une caméra sur les glaces.

Le film « The White Goddess » a été tourné en presque totalité à La Baie.

Photo : Courtoisie

Un film d’horreur indépendant a été tourné en presque totalité à La Baie sur une période de deux semaines en février.

The White Goddess est un projet lancé par l’Américaine Eugina Gelbelman. Elle a eu recours aux services du réalisateur torontois Sean Coulton pour le tournage du film.

L'histoire se déroule dans un chalet isolé du nord du Québec et met en scène deux Montréalais. Le film a été tourné en anglais.

Du faux sang sur la neige.

Du sang sur la neige laisse présager que l'histoire tourne mal.

Photo : Courtoisie

Le long métrage a été réalisé dans une résidence à louer du chemin de la Batture, dans les bois des alentours et sur les glaces de la baie des Ha! Ha!. Seules quelques scènes seront tournées à Montréal.

Nous avons choisi Saguenay principalement pour le paysage. Nous avions besoin d’un endroit froid, canadien, qui exprimait la solitude. C’est pourquoi nous sommes allés spécifiquement à La Baie, avec le fjord [...] Nous avons tourné environ entre 95 % et 98 % du film à Saguenay, a expliqué Sean Coulton lors d’un entretien téléphonique.

Une femme dans un chalet lors d'un tournage.

Morgan Everitt joue le rôle de Rebecca. C'est elle qui habite le chalet isolé.

Photo : Courtoisie

Du sociofinancement

Une campagne de sociofinancement sera mise sur pied prochainement sur Indiegogo pour amasser les sommes encore nécessaires à la production du film. Le but est de donner de meilleures conditions de travail aux artisans de la production, affirme le réalisateur. La cible est de 25 000 $.

Une équipe de tournage dans un chalet.

La campagne de sociofinancement permettrait de mieux rémunérer l'équipe technique.

Photo : Courtoisie

Le film à petit budget compte sur une équipe de tournage composée de seulement trois membres. Il devrait durer environ 1 h 10 et mise sur deux acteurs américains : Morgan Everitt dans le rôle de Rebecca et Jonathan Peck dans le personnage d'Andrew.

Une tablette avec un couteau et du sang.

Le film est d'une durée d'environ 1 h 10.

Photo : Courtoisie

Un peu comme Misery

Cette oeuvre rappelle un peu le film Misery, tourné en 1990, qui mettait en vedette Kathy Bates et James Caan. Ce dernier, un auteur à succès, était rescapé par une admiratrice qui ne lui voulait pas vraiment de bien. Ainsi, dans The White Goddess, Andrew est trouvé au sol dans la forêt par Rebecca. Toute l’action se concentre sur ces deux personnages.

Un homme étrangle une femme devant un cameraman.

Andrew, joué par Jonathan Peck, s'en prend physiquement à Rebecca.

Photo : Courtoisie

Je le décrirais comme un film d’horreur psychologique de style scandinave. C’est à propos de deux individus. Le rôle masculin est retrouvé dans la forêt par l’antagoniste, une femme. Il a une blessure à la tête, il est inconscient et il souffre d’hypothermie. Elle le transporte à son chalet et le ramène à la santé, mais elle a une personnalité très bizarre, très sombre, qu’il tente de comprendre, a expliqué Sean Coulton.

Une femme essuie une fausse blessure sur une tête rasée.

Lorsque Andrew est retrouvé en pleine forêt, il a une blessure évidente à la tête.

Photo : Courtoisie

Des anecdotes

Tourner un film à l’extérieur dans un environnement qu’on ne contrôle pas amène son lot d’aventures. Sean Coulton a notamment découvert que des pêcheurs pouvaient se rendre assez loin sur les glaces.

C’est assez drôle, car quand nous avons commencé la production, nous avions un grand espace libre sur la glace devant nous, en face du chalet. Mais, la première fin de semaine que nous étions là, nous avons vu l’immense activité de pêche sur les glaces. Nous avions trois cabanes dans l’image. Mais ce n’était pas si pire, nous avons fait attention. Nous pourrions par contre les enlever sur certaines scènes avec des effets spéciaux, s’est-il rappelé avec humour.

Des cabanes sur la glace.

Quand est venu le temps de filmer certaines scènes, l'équipe a été surprise de voir quelques cabanes à pêche au large.

Photo : Courtoisie

L’équipe n’était pas au bout de ses peines avec les aléas de la glace. Les membres ont notamment été surpris par la chaude journée de février où le mercure a atteint 8 degrés Celsius.

Lors d’une de nos dernières journées de tournage, nous étions sur la glace au large. C’était une journée chaude, ce qui a été bon pour nous. Sauf pour le fait que la glace avait cédé entre nous et la rive. C’était une illustration amusante de comment la glace peut bouger, a-t-il raconté.

Une femme avec du faux sang au visage sourit avec un homme.

Visiblement, les acteurs s'entendent mieux que les personnages.

Photo : Courtoisie

Aucune subvention

La production indépendante n’a bénéficié d’aucune subvention, que ce soit de Québec ou de Saguenay. Toutefois, Sean Coulton se promet de regarder les avenues possibles auprès du gouvernement du Québec au cours des prochaines semaines.

Sean Coulton est un ancien pilote d’avion commercial qui a décidé de suivre sa passion du cinéma en quittant son boulot il y a trois ans. Le Torontois d’origine travaillait à Montréal pour Lata, une firme spécialisée en sécurité des vols. Il a depuis produit des documentaires, notamment pour CBC. Il travaille actuellement sur une série pour Discovery, l’équivalent anglais du Canal D.

Une femme à genoux devant un cameraman.

Le film « The White Goddess » n'a bénéficié d'aucune subvention au Québec.

Photo : Courtoisie

Comme c’est la norme pour les films indépendants, The White Goddess pourrait être présenté dans des festivals de cinéma. Pour le moment, Sean Coulton souhaite qu’il soit disponible sur une plateforme de diffusion en continu.

J’ai vraiment adoré l’endroit. C’est une ville que je voulais visiter, car j’ai des bons amis qui y ont grandi, a-t-il conclu.

Un homme dans une forêt avec une caméra.

Le réalisateur Sean Coulton est un ancien pilote d'avion commercial.

Photo : Courtoisie

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Saguenay–Lac-St-Jean

Cinéma