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Plus de 2500 infirmiers auxiliaires veulent larguer leur syndicat

« On veut avoir notre voix. On trouve que le SCFP ne peut pas représenter notre corps de métier. »

Un formulaire d'adhésion au Syndicat canadien de la fonction publique.

Les infirmiers auxiliaires quittent le Syndicat canadien de la fonction publique pour joindre le Conseil régional des charpentiers de l’Atlantique.

Photo : Radio-Canada

Plus de 2500 infirmiers auxiliaires du Nouveau-Brunswick quittent le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) afin de négocier eux-mêmes leur convention collective. Ils claquent ainsi la porte de l’un des plus grands syndicats au pays pour joindre le Conseil régional des charpentiers de l’Atlantique (CRCA), un syndicat néo-écossais qui a des sections locales dans toutes les provinces atlantiques.

Ces employés souhaitent négocier une nouvelle convention collective mieux adaptée aux réalités actuelles de leur travail, qu’ils trouvent de plus en plus difficile.

Les infirmiers auxiliaires jugent qu’ils sont les mieux placés pour s’asseoir à la table de négociation avec leurs employeurs, c’est-à-dire, les réseaux de santé Vitalité et Horizon.

« Avoir notre propre voix »

Nous ce qu’on veut, c’est de négocier notre propre convention collective qui va représenter notre corps de métier seulement et pas l’ensemble des corps de métier qui font partie du Syndicat canadien de la fonction publique, explique Daniel Devost, infirmier auxiliaire au Centre de traitement des dépendances d’Edmundston et nouveau président de la section locale 2717 du CRCA.

Leur convention collective est arrivée à expiration en mai 2019. C’est à ce moment qu’ils auraient pris la décision de quitter le navire.

Les travailleurs syndiqués appartenant au SFCP étant tous soumis à une même et seule convention collective, le projet d’une nouvelle convention qu’ils convoitent est impossible au sein du groupe, déplore le président de la section locale.

On veut avoir notre propre voix pour pouvoir nous représenter nous-mêmes, comme les infirmières le font.

Daniel Devost, président de la section locale 2717 CRCA

Un salaire à la hauteur

Disons qu’en ce moment, on fait environ 92 % [du travail] des infirmières. On remplace également les infirmières lorsqu’elles sont absentes. Ça augmente nos tâches de manière exponentielle, indique Daniel Devost.

Le travail de ces employés est de plus en plus exigeant depuis quelques années, voire exténuant.

D’après lui, le travail qu’accomplissent tous ces infirmiers auxiliaires est comparable à celui des infirmiers enregistrés, mais sans le salaire qui l’accompagne.

Décision rendue cet été

Le directeur régional du CRCA pour le Nouveau-Brunswick, James Dawson, confirme que les syndiqués ont bel et bien déposé une demande afin d’intégrer le syndicat.

La demande a été acceptée, mais le sort de ce transfert syndical repose présentement entre les mains de la Commission du travail et de l'emploi du Nouvau-Brunswick.

Le Commission évalue la requête et devrait rendre sa décision d’ici l’été 2020, confirme le directeur général James Dawson ainsi que le nouveau président de la locale 2717, Daniel Devost.

Difficile de dire comment cette désertion est accueillie par le syndicat.

Le SCFP n’a pas voulu commenter la situation et a décliné notre demande d’entrevue.

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