•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Éducation : le gouvernement Ford recule sur la taille des classes et les cours en ligne

Il est en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, reste cependant ferme en ce qui concerne le salaire des enseignants.

M. Lecce a présenté mardi après-midi toute une série d'annonces qui vont dans le sens de ce que réclament les quatre grands syndicats enseignants, alors que les négociations entre ces derniers et le gouvernement ontarien étaient au point mort depuis plusieurs jours.

Dans une conférence de presse tenue à l'Assemblée législative à Toronto, le ministre de l'Éducation a détaillé les mesures qu'il compte proposer aux syndicats lors des prochaines négociations :

  • Augmenter la taille des classes des élèves du secondaire à 23 élèves en moyenne pour l'année scolaire 2020-2021. C'est un élève de plus par classe par rapport à l'année en cours;
  • Permettre aux parents de choisir si leur enfant suivra ou non des cours en ligne. Ces cours en ligne ne seraient donc pas requis pour obtenir un diplôme. Les parents, et non pas les syndicats, savent ce qui est le mieux pour leurs enfants, a développé le ministre.

Cependant, aucune concession ne sera faite en ce qui concerne le salaire et les avantages sociaux des enseignants.

Le ministre Lecce s'est dit « extrêmement déçu » de la décision de la Fédération des enseignants des écoles secondaires (FEESO) d'abandonner, mardi soir, ses discussions exploratoires avec le gouvernement, malgré son annonce plus tôt dans la journée.

Le président de la FEESO, Harvey Bischof, rétorque que la dernière offre provinciale est toujours « très problématique », car il n'y aurait plus de limites quant à la taille des classes, que des moyennes par conseil scolaire.

L'AEFO sceptique

Le président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) s'est dit estomaqué par la communication du ministre de l'Éducation.

Pour lui, l'AEFO avait déjà apporté des solutions qui ressemblent étrangement à ceci. Aucune nouvelle journée de négociation n'est prévue entre le syndicat et le gouvernement, et la grève annoncée pour le 5 mars est maintenue, a précisé M. Sabourin à Radio-Canada.

Peu avant la sortie de M. Lecce, l'Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) a communiqué avoir accepté le salaire ainsi que les avantages sociaux proposés par le gouvernement à la table des négociations la semaine passée, mais précisé qu’aucun accord n’avait encore été trouvé pour mettre fin aux actions du syndicat.

Une brèche ouverte dans l'impasse

La manière qu'a choisie le gouvernement Ford de présenter ses concessions constitue un grand manque de respect envers les organisations syndicales, analyse Louis Durand, professeur en relations industrielles à la Faculté de gestion de l'Université Laurentienne.

Cependant, la balle est désormais dans le camp des syndicats, étant donné la première brèche dans l'impasse des négociations apparue mardi.

Une division entre les associations professionnelles est désormais possible, selon M. Durand.

Si un ou deux syndicats sont prêts à accepter ces propositions-là, nécessairement ça va donner beaucoup plus de poids à la position du gouvernement face à l'opinion publique.

Négociations infructueuses depuis plusieurs mois

Les conventions collectives des enseignants sont échues depuis le 31 août.

Plusieurs dizaines de journées de négociations entre les syndicats et le gouvernement se sont révélées infructueuses depuis lors.

Au cours des trois derniers mois, les syndiqués ont employé différents moyens de pression, allant de la grève du zèle aux grèves tournantes.

Certains syndicats, dont l'AEFO, prévoient une nouvelle grève d’un jour le 5 mars. Le ministre Lecce les exhorte à renoncer à cette journée de grève et à retourner à la table de négociations.

Le point culminant de l’action des professionnels de l’éducation est survenu le 21 février, lorsque les quatre grands syndicats enseignants, francophones comme anglophones, étaient en grève générale.

Pas moins de 200 000 syndiqués ont alors débrayé. Plus de 2 millions d’élèves de 5000 écoles de la province n’ont pas eu cours ce jour-là.

Salaire et taille des classes

Le salaire et la taille des classes figurent parmi les principaux points en litige.

La province a offert aux parents une indemnité de 25 $ à 60 $ pour chaque jour de grève qui force la fermeture de l'école ou de la garderie scolaire de leur enfant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Éducation