•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En Alberta, les campeurs auront moins de choix et paieront plus cher

Une tente, un sac à dos et une glacière

La province envisage aussi de vendre ou transférer plus de 150 sites (archives).

Photo : iStock

Émilie Vast

Alors que les réservations en ligne pour les campings débutent bientôt sur le site d’Alberta Parks, le gouvernement a annoncé la fermeture totale ou partielle de 20 de ses emplacements et une hausse de tarifs.

Les parcs provinciaux de Little Fish Lake, Crow Lake et Greene Valley Lake, par exemple, seront fermés. Ce sera également le cas pour les centres d’accueil de Barrier Lake et Elbow Valley dans la région de Kananaskis.

À partir de cet automne, toujours dans cette région, les sentiers de ski de fond ne seront plus entretenus dans les secteurs de Peter Lougheed, Mount Shark et Kananaskis Village. 

Autre changement annoncé : la saison sera plus courte dans certains campings. Ils ouvriront aux visiteurs plus tard dans la saison et fermeront plus tôt. 

Dans son communiqué, le gouvernement albertain indique clairement que l’objectif est de réduire les coûts d’exploitation

Des services plus coûteux

La province indique aussi que les frais liés à la location d’une place de camping augmenteront de 3 $ par nuit dans la plupart des sites. Les tarifs pour de l’électricité, de l’eau ou une douche augmenteront de 1 $. 

Les frais de service dans les campings provinciaux n’avaient pas augmenté depuis 2016, justifie le gouvernement qui ajoute que l’accès aux parcs provinciaux et les aires d’usage à la journée restent gratuits.

Selon les chiffres de la ministre du Développement économique, du Commerce et du Tourisme, Tanya Fir, les frais payés en 2018-2019 par les visiteurs dans les parcs provinciaux ont généré des revenus de 33,4 millions de dollars. En même temps, l’exploitation des parcs a coûté 86,1 millions de dollars au gouvernement.

C’est une erreur d’envisager les parcs comme quelque chose qui devrait être rentable, réagit Katie Morrison de la Société pour la nature et les parcs du Canada. Ce sont des lieux où les Albertains peuvent profiter du plein air. On ne devrait pas prendre en compte seulement le point de vue économique, mais aussi la qualité de vie.

Bientôt 164 sites en moins

Toujours dans son communiqué, le gouvernement annonce qu'il souhaite se séparer de 164 de ses 473 sites, principalement de petites aires de loisirs sous-exploitées

Il envisage de les vendre ou les transférer à des Premières Nations, des municipalités, des organismes à but non lucratif ou des opérateurs privés. 

C’est un excellent moyen d’encourager l’investissement du secteur privé et de créer des emplois en Alberta, estime Jason Nixon, le ministre de l’Environnement et des Parcs.

Katie Morrison aurait aimé qu’une consultation publique soit organisée à ce sujet. 

Lorsque vous regardez sur la carte, ces sites sont dans des communautés plus rurales, de plus petites villes. Ce ne sont peut-être pas les parcs juste à côté de Calgary ou d'Edmonton où il y a beaucoup de monde en fin de semaine.  Mais ce sont tout de même des endroits où les Albertains, partout dans la province, peuvent aller se promener et camper avec leurs familles.

Mme Morrison craint une détérioration des services et des coûts plus élevés

Ailleurs sur le web :

La liste des sites qui vont être fermés (Nouvelle fenêtre) par Alberta Parks (en anglais)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Vacances et sorties