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Les barricades toujours en place à Kahnawake

Cinq personnes se tiennent près de murets en béton et discutent avec le passager d'une camionnette blanche sur laquelle sont installés deux drapeaux.

Le blocage à Kahnawake, au sud de Montréal, est en place depuis le 8 février.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

En l’absence de consensus au sein de leur communauté sur les conditions nécessaires à la levée de leur barricade sur la voie du Canadien Pacifique (CP), les Mohawks de Kahnawake ont opté pour le statu quo. La voie reste donc bloquée jusqu’à nouvel ordre.

Une nouvelle rencontre a lieu ce soir au sein de la communauté mohawk pour tenter de dénouer l'impasse. Une quarantaine de personnes se sont jointes à cette rencontre.

Des discussions ont eu lieu au sujet du démantèlement ou non de la barricade. Selon des sources sur place, de nombreux participants à cette réunion figurent parmi ceux qui ont activement milité pour défendre le maintien de cette barricade dans les derniers jours.

Rappelons que les Mohawks de Kahnawake et les Micmacs de la Gaspésie maintiennent leurs barricades en dépit de l’accord de principe conclu dimanche entre les représentants gouvernementaux et les chefs héréditaires de la nation wet'suwet'en de Colombie-Britannique qui s’opposent au passage de l’oléoduc de Coastal GazLink sur leur territoire.

Interrogés sur le maintien de leur blocage malgré cet accord de principe, des résidents de Kahnawake ont confié que c’était une bonne chose. Jusqu’à ce qu’ils arrivent à une décision finale, a lancé l'une d'entre elles, commentant les négociations. Jusqu’à ce qu’ils apprennent à respecter les gens et la planète, a ajouté un autre.

Des membres du gouvernement Legault ont indiqué qu’ils étaient déçus de voir le maintien de la barricade, alors que le gouvernement fédéral prône la patience. C’est déplorable qu’il y ait encore un blocage à Kahnawake, alors que tout est débloqué partout, mais la décision revient au premier ministre [du Canada], déclaré Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports du Québec.

Justin Trudeau a pour sa part reconnu que la situation pouvait être frustrante. Nous sommes tous impatients d’avancer plus rapidement, mais nous nous devons d’avancer de la bonne façon, a déclaré le premier ministre du Canada.

Aucune promesse d'une décision finale

Plus tôt, un communiqué publié par la Maison longue de Kahnawake faisait état de la participation la veille d'environ 150 membres de la communauté.

Pour nous, cette réunion n’avait pas pour but de prendre une décision. On voulait se réunir pour discuter de la suite des choses, a expliqué le porte-parole de la communauté de Kahnawake, Kanentokon Hemlock, qui a rencontré les médias mardi matin.

Un homme s'adresse à la caméra.

Le porte-parole de la communauté mohawk de Kahnawake, Kanentokon Hemlock, estime qu'une décision devrait être prise bientôt.

Photo : Radio-Canada

Il fallait avoir cette discussion. On veut prendre le temps de bien réfléchir aux prochaines étapes.

Kanentokon Hemlock, porte-parole des Mohawks de Kahnawake

Le porte-parole avait affirmé que sa communauté n’était en contact ni avec les Mohawks de l’Ontario ni avec les Micmacs, qui bloquent une voie ferrée à Listuguj, en Gaspésie.

Pour les manifestants autochtones, des progrès ont été accomplis en Colombie-Britannique, mais plusieurs questions fondamentales restent en suspens, notamment la poursuite du projet d’oléoduc sur les terres des Wet'suwet'en.

La semaine dernière, un juge a accordé une injonction au CP ordonnant la levée de la barricade de Kahnawake, mais l’ordre de la Cour n’a jamais été signifié aux manifestants de Kahnawake.

Les Peacekeepers, la force de police locale de Kahnawake qui a autorité sur le territoire, ont refusé de faire respecter l'injonction.

Cette injonction qui autorise la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale du Canada et les Peacekeepers à assister le CP dans l’exécution de l'ordonnance, est valide jusqu'au 5 mars.

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