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COVID-19 : pas assez de jours de congé pour l'isolement volontaire

Une femme sur le trottoir, sous la neige.

Une femme porte un masque au centre-ville de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Les travailleurs ontariens n'ont droit qu'à trois jours de maladie par an. À moins d'indication contraire d'un agent des normes d'emploi, certains employés ne pourraient donc pas s'absenter pour un « isolement volontaire » de 14 jours lié au nouveau coronavirus.

Lundi, la Dre Vera Etches, médecin en chef de Santé publique Ottawa, a indiqué que si une personne devait contracter le virus, la première directive est simple, il faut rester à la maison. Si vous êtes malades, restez à la maison, a-t-elle résumé en ajoutant que les proches partageant le foyer d’une personne atteinte devraient aussi limiter leurs déplacements autant que possible.

Mais par courriel, un porte-parole du ministère du Travail, de la Formation et du Développement des compétences de l’Ontario, a nuancé en expliquant que les situations sont différentes selon les personnes et que seul un agent des normes d'emploi peut déterminer les droits qui pourraient s'appliquer à un employé dans cette circonstance.

Un homme de dos assis devant un ordinateur.

Ce ne sont pas tous les travailleurs qui disposent d'assez de jours de congé pour se confiner à la maison s'ils contractent le COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

En vertu de la Loi sur les normes d’emploi (LNE), il existe un certain nombre de congés non payés avec protection de l’emploi dont pourraient se prévaloir les employés qui sont touchés par le COVID-19 ou qui ont des membres de famille qui ont été touchés par le virus.

Ces congés comprennent notamment le congé de maladie, le congé pour obligations familiales et le congé familial pour les aidants naturels. Les congés disponibles dépendent des circonstances.

Au Québec la situation est quelque peu différente même si la Loi sur les normes du travail ne prévoit pas de congé particulier pour une pandémie, explique Alexandre Bougie, porte-parole de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) du Québec.

Cependant, il existe toujours des normes qui viennent encadrer les absences pour des raisons de maladie. Donc lorsqu'une personne salariée doit s'absenter pour cause de maladie, ses deux premières journées d’absence peuvent être rémunérées à condition que cette personne-là dispose d’au moins trois mois de service en continu au sein de son entreprise, précise Alexandre Bougie.

Mais si l’absence doit se prolonger, comme le recommande la santé publique en cas de contraction du virus, la personne salariée peut s’absenter pour cause de maladie jusqu’à 26 semaines sur une période de 12 mois sans rémunération, conclut M. Bougie.

Selon la CNESST, en tout temps, la personne salariée conserve son droit de réintégration au travail.

Avec les informations de Boris Proulx

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