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Le coronavirus pourrait réduire la croissance mondiale

Le dessin d'une cellule du coronavirus sur fond de graphique représentant l'économie.

Le coronavirus menace la stabilité de l’économie mondiale.

Photo : getty images/istockphoto / ffikretow

Radio-Canada

La crise du coronavirus, qui touche bon nombre de pays, pourrait réduire de moitié la croissance économique mondiale selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle aura inévitablement un impact majeur sur l'économie mondiale.

Selon l'OCDE, la croissance mondiale connaîtra cette année sa plus faible progression en 11 ans, soit 2,4 %. Mais si le virus s'étend en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait chuter de moitié pour s'établir à 1,5 %. Une situation qui conduirait à une contraction d'environ 3,75 % du commerce mondial.

Les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales du G7 s'entretiendront au téléphone mardi pour coordonner leurs réponses à la crise. Les ministres de la zone euro se consulteront mercredi.

Dès lundi soir, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a fait savoir qu'elle était prête à prendre les mesures appropriées. Du côté britannique, le ministre des Finances s'est dit aussi prêt à annoncer les soutiens ultérieurs qui seront nécessaires.

Vendredi déjà, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) avait assuré que l'institution interviendrait si nécessaire.

Après la baisse la plus violente depuis 12 ans sur les indices des bourses occidentales la semaine dernière, les marchés s'attendent désormais à ce que les banques centrales montent au créneau.

Un courtier en bourse a l'air inquiet.

Les marchés boursiers mondiaux sont fortement perturbés ces derniers jours, en réaction aux craintes que suscite l'évolution de l'épidémie du coronavirus.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

La Banque des règlements internationaux (BRI) – la banque centrale des banques centrales – estime que le système financier est plus solide qu'en 2008, mais elle avertit que les espoirs de reprise rapide sont désormais grossièrement irréalistes. Car la Chine, moteur de l'économie mondiale, verra sa croissance ramenée à 4,9 % cette année, si l'épidémie y atteint son pic avant la fin mars. Et elle entraînera dans son sillage toutes les grandes économies, avertit l'OCDE.

L'Italie, le pays européen le plus touché par le coronavirus, a annoncé lundi un plan d'aide de 3,6 milliards d'euros (5,3 milliards de dollars) pour les secteurs les plus touchés.

British Airways a annoncé lundi qu'elle annulait plus de 200 vols dans la semaine du 16 mars pour s'adapter à la baisse de la demande.

Des vols sont annulés à destination de régions infectées comme l'Italie, mais également à destination de la France, de l'Allemagne et de New York. La compagnie va contacter les voyageurs pour leur proposer d'autres options.

Par ailleurs, les fermetures d'usines en Chine causent d’importants problèmes aux entreprises multinationales comme Apple, Hyundai et Samsung, qui ont temporairement fermé leurs bureaux et arrêté leur production.

Les impacts sur l’économie canadienne

Une tablette grise est presque vide.

Lundi, les tablettes de lingettes désinfectantes sont quasiment vides au magasin Superstore, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Au Canada, plusieurs économistes de la Banque Nationale, de la CIBC et d'autres institutions abaissent leurs prévisions pour le PIB de près d'un demi-point de pourcentage pour cette année. Et plusieurs prévoient que la banque du Canada agira en ce sens en abaissant son taux directeur mercredi. Le taux pourrait d'ailleurs être abaissé à trois reprises cette année selon eux.

Selon le Conference Board, la chute du nombre de touristes chinois au pays privera l'économie d'au moins 550 millions de dollars. L’impact le plus important se fera sentir en Colombie-Britannique.

La réduction des voyages en avion et de l'activité économique en Chine a également entraîné une baisse du prix du pétrole et d'autres ressources, comme le cuivre. Les prix du pétrole ont baissé d'environ 13 $ le baril depuis début janvier, une situation qui va nuire au secteur de l'énergie, explique la note du Conference Board.

Les exportations de homards vivants et frais vers la Chine, évaluées à plus de 450 millions de dollars en 2019, seront également touchées cette année […] affectant les moyens de subsistance des pêcheurs des provinces de l'Atlantique. Les exportations de fer, de cuivre et de bois d'œuvre sont également menacées en raison de la baisse de la demande de la Chine.

Extrait de la note du Conference Board

Maéva Proteau, la porte-parole du ministre fédéral de l’Économie, Bill Morneau, a déclaré que l'économie canadienne demeurait résiliente, malgré l'évolution des défis mondiaux et nationaux.

Comme la situation est encore très dynamique, il est trop tôt pour dire exactement quels seront les impacts économiques. La solide situation budgétaire de notre gouvernement signifie que nous continuons à disposer de tous les outils nécessaires pour réagir en cas de fluctuations continues des marchés intérieurs et mondiaux. Le ministre Morneau est en pourparlers réguliers avec nos partenaires internationaux à ce sujet., a-t-elle indiqué.

Le monde des affaires tente de s’adapter

Des travailleurs portent des masques.

Des employés d’une usine de Shanghai, en Chine, portent des masques, le 24 février 2020.

Photo : Reuters / Aly Song

Entre-temps, les entreprises canadiennes se préparent à la propagation du virus.

Un premier événement vient d'être annulé à Toronto : l'entreprise de vente en ligne Shopify annule sa conférence mondiale prévue dans quelques jours pour réduire les risques de contamination.

Et la Chambre de commerce du Canada distribue une trousse d'informations aux entreprises pour les aider à se préparer à une éventuelle pandémie de coronavirus au pays.

Plusieurs activités, sportives ou artistiques, ont été annulées ou reportées.

L'épidémie de coronavirus incite également les voyageurs à réduire leurs déplacements.

Avec les informations de AFP

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