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La barricade de Kahnawake maintenue jusqu'à nouvel ordre

Un homme sort d'une tente à laquelle est accroché un drapeau mohawk.

La barricade à Kahnawake a été mise en place le 10 février dernier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les Mohawks de Kahnawake maintiennent leur blocage de la voie ferrée du Canadien Pacifique (CP) sur leur territoire en dépit de l’annonce d’une entente entre les négociateurs gouvernementaux et les chefs héréditaires wet'suwet'en de la Colombie-Britannique. Des manifestants ont aussi bloqué une voie ferroviaire du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, pendant quelques heures.

Selon le secrétaire de la nation mohawk de Kahnawake, Kenneth Deer, qui s'est adressé aux médias dimanche, les manifestants veulent en savoir davantage sur la teneur de l’entente conclue à Smithers, en Colombie-Britannique, avant de lever définitivement la barricade érigée depuis trois semaines.

Aucun détail de l'entente n'a été divulgué, la proposition devant être d'abord approuvée par le peuple wet'suwet'en.

Nous voulons obtenir des éclaircissements supplémentaires de la part des chefs héréditaires des Wet'suwet'en avant de prendre une décision.

Kenneth Deer, secrétaire de la nation mohawk de Kahnawake

M. Deer, qui affirme avoir été en contact avec des chefs héréditaires wet'suwet'en, a dit que de bonnes choses sont sorties de la réunion en Colombie-Britannique, tout comme certaines choses qui n'étaient pas si bonnes.

Une rencontre des membres de la communauté de Kahnawake est prévue lundi soir pour discuter de la suite des choses.

Un policier discute avec deux personnes.

Un policier des Peacekeepers discute avec deux personnes à proximité de la barricade établie sur le territoire mohawk de Kahnawake, le 25 février 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

C'est une grande décision de faire tomber la barricade ou non, et ils veulent s'assurer qu'ils ont tout avant de prendre cette décision, a déclaré Kenneth Deer aux journalistes à la barricade, dimanche après-midi, devant un campement de tentes protégées par des barrières de béton.

Selon M. Deer, la reconnaissance par le gouvernement fédéral des chefs héréditaires dans l’entente conclue dimanche est significative. Toutefois, le fait que la question du passage du pipeline de Coastal GasLink sur le territoire des Wet'suwet'en ne soit pas résolue demeure un gros problème.

Rappelons qu’un juge a accordé la semaine dernière une injonction au CP ordonnant la levée de la barricade de Kahnawake, mais l’injonction n’a jamais été signifiée aux manifestants. Les Peacekeepers, la force de police locale de Kahnawake qui a autorité sur le territoire, avaient manifesté leur intention de ne pas faire respecter l'injonction.

L'injonction, qui autorise la Sûreté du Québec (SQ), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les Peacekeepers à assister le CP dans l’exécution de l'ordonnance, est valide jusqu'au 5 mars.

Plus tôt dimanche, des représentants des chefs héréditaires wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et de la Colombie-Britannique ont annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord visant à résoudre le conflit, lequel a conduit à des blocages ferroviaires dans tout le pays.

Les chefs de la Première Nation Wet'suwet'en et les ministres sont en effet parvenus à un accord provisoire sur les titres de propriété foncière de la communauté autochtone, mais les discussions sur le projet pipeline se poursuivent toujours. Les dirigeants héréditaires des Wet'suwet'en affirment qu'ils restent opposés à l'oléoduc.

Outre des Mohawks de Kahnawake, des militants micmacs bloquent toujours une ligne de chemin de fer à Listuguj, dans la péninsule gaspésienne, près de la frontière du Québec avec le Nouveau-Brunswick.

Bref blocage dans le sud-ouest de Montréal

Des individus se tiennent debout sur une voie de chemin de fer.

Un groupe de manifestants a bloqué une voie du CN dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, en solidarité avec la nation Wet'suwet'en.

Photo : Radio-Canada

À Montréal, des manifestants ont bloqué pendant quelques heures, lundi après-midi, un pont ferroviaire qui enjambe la rue Wellington dans le quartier Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de la ville.

Dans un manifeste transmis aux médias, le groupe affirmait avoir bloqué la ligne de chemin de fer qui relie Montréal et Toronto pour protester contre la présence d’agents de la GRC sur le territoire des Wet'suwet'en, en Colombie-Britannique.

Une injonction de quitter les lieux et de libérer la voie a été remise aux manifestants peu de temps par des représentants du CN. Peu après 17 h, il n'y avait plus aucun protestataire sur place.

Cette ligne ferroviaire, qui est la propriété du Canadien National (CN), est utilisée pour le transport de marchandises, mais aussi pour le passage des trains de VIA Rail et d'exo.

Les individus, qui étaient tous masqués, ont déployé en bordure de la voie une banderole en anglais qui affirmait leur solidarité envers la nation Wet'suwet'en.

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