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Enfant aux mains brûlées : la mère de la coaccusée témoigne

Deux femmes qui marchent dans un couloir du palais de justice.

Julie Bourassa, la mère de la coaccusée Cynthia Dauphinais,a témoigné lundi au palais de justice de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au 6e jour du procès d’Éric Michaud, accusé d’avoir délibérément brûlé les mains d’un enfant de 15 mois, la mère de la coaccusée a expliqué avoir vu la fillette en douleur le soir des événements.

Julie Bourassa a partagé un repas avec les deux accusés le soir des événements, soit Éric Michaud et Cynthia Dauphinais, a-t-elle expliqué au palais de justice de Shawinigan, lundi.

Le 29 juillet 2017, après avoir mangé, elle affirme être retournée se reposer dans son logement, qui se trouve dans le même immeuble. Elle se serait assoupie et se serait fait réveiller plus tard par sa fille qui frappait à la porte.

Cynthia Dauphinais tenait dans ses bras l’enfant dont les mains étaient gravement brûlées. Julie Bourassa a fondu en larme au moment de décrire la scène; la fillette hurlait de douleur.

Elle a alors conseillé à sa fille d’aller chercher une débarbouillette d’eau froide pour la mettre sur les mains de l’enfant. Elle a aussi pris des photos des mains pour les envoyer à un ami qui lui a recommandé de se rendre à l’hôpital.

Le témoignage de Julie Bourassa manquait de précision, par moments. Elle a dit ne pas se rappeler de plusieurs détails.

Par exemple, elle affirme n’avoir jamais parlé des événements avec sa fille, Cynthia Dauphinais, et l’autre accusé, Éric Michaud.

Le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, a toutefois mis en lumière le fait qu’elle aurait précédemment avoué avoir entendu sa fille dire qu’elle ne se trouvait pas dans le logement au moment où l’enfant s’est brûlé les mains.

Julie Bourassa aurait aussi entendu Éric Michaud dire : J’espère qu’elle ne craquera pas, il ne faut pas changer notre version.

Un homme de 37 ans (à gauche, sur la photo) et une femme de 22 ans ont été arrêtés en lien avec un bébé aux mains gravement brûlées à Shawinigan

Éric Michaud (à gauche sur la photo), à son arrivée au palais de justice de Shawinigan, en novembre 2017

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Pas de trace d'ADN dans la friteuse

La spécialiste du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale qui a analysé la friteuse dans laquelle Éric Michaud est soupçonné d’avoir plongé les mains de la fillette n’y a pas trouvé d’ADN.

Les policiers qui ont répondu à l’appel 911 en juillet 2017 à Shawinigan avaient saisi la friteuse pour qu’elle puisse être analysée.

Dans un premier temps, lundi, la spécialiste du laboratoire Dominique Roberge a dit avoir remarqué une tache brunâtre pouvant s’apparenter à du sang sur la surface extérieure de la friteuse. Elle affirme qu’il n’y avait pas assez d’ADN pour en déduire quoi que ce soit, comme si le sang avait été nettoyé.

Dominique Roberge a aussi analysé les débris qui se trouvaient à l’intérieur de l'appareil. Ses recherches n’ont pas permis de trouver de traces de l’ADN de l’enfant. Elle a toutefois expliqué qu’on ne peut conclure pour autant qu’il n’y en a pas eu, puisque l’ADN se dégrade à haute température.

Du sang de la coaccusée dans la baignoire

La défense soutient que la fillette s’est brûlée en mettant ses mains sous le jet du robinet, avec lequel un autre enfant aurait joué, en faisant couler de l’eau chaude.

Un échantillon de sang prélevé dans la baignoire de la résidence shawiniganaise a permis de déceler deux profils génétiques, dont celui de la coaccusée dans cette affaire, Cynthia Dauphinais.

Dominique Roberge a précisé qu’elle ne peut exclure que le deuxième profil génétique soit celui de l’enfant gravement brûlé.

Une débarbouillette tachée de sang a également été soumise pour une expertise. La spécialiste du laboratoire a expliqué que l’ADN prélevé dans les traces de sang correspondait encore une fois à celui de la coaccusée et non à celui de l’enfant.

Le procès de l'homme de 39 ans se poursuit mardi.

D'après les informations de Jonathan Roberge

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