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Une mère outrée que Scouts Canada n'ait pas accès au Registre des mauvais traitements

Une écharpe scoute.

Selon un porte-parole de Scouts Canada, plusieurs procédures sont déjà mises en place pour assurer la sécurité des enfants et des discussions sont en cours au Manitoba pour y ajouter la vérification du Registre concernant les mauvais traitements.

Photo : Radio-Canada / Eric Foss / CBC

Radio-Canada

Une Winnipégoise a décidé de retirer ses enfants des scouts castors, après avoir appris que les antécédents d’abus sexuels des bénévoles chez Scouts Canada n’étaient pas vérifiés.

L’organisme applique une politique de vérification des antécédents judiciaires des personnes œuvrant auprès d’une clientèle vulnérable, notamment des casiers judiciaires et des ordonnances de probations. Scouts Canada vérifie aussi si quelqu'un a été gracié pour une infraction sexuelle.

Malgré tout, Mira Oberman, mère de jumeaux de cinq ans, dénonce le fait qu’au Manitoba, les bénévoles ne doivent pas fournir de preuve de leur absence du Registre concernant les mauvais traitements.

En tant que mère, cela me rend vraiment mal à l’aise, dit Mme Oberman, dont les enfants entraient chez les scouts castors pour la première fois cette année.

Ces personnes sont dans une situation de confiance, ils développent des relations avec les enfants. Une vérification est vraiment importante dans une situation comme celle-là, ajoute Mira Oberman.

La directrice en éducation au Centre canadien de protection de l’enfance, Noni Classen, indique elle aussi que ces vérifications sont importantes. Elle soutient qu’un individu peut avoir mis en péril la sécurité d’un enfant, mais sans pour autant avoir été mené en justice.

On peut être ajouté au Registre concernant les mauvais traitements sans avoir été jugé coupable d’un méfait parce que ce sont deux systèmes différents.

Noni Classen, directrice en éducation au Centre canadien de protection de l’enfance

L'avocate générale au Centre canadien de protection de l’enfance, Monique St-Germain, prend l’exemple d’un homme de 48 ans dont le nom figure sur ce registre depuis 2016, à cause d’un échange de messages textes à caractère sexuel avec une fille de 13 ans.

Des cas comme celui-ci peuvent passer inaperçus auprès d’organismes comme Scouts Canada si aucune accusation n’est portée en justice, selon Monique St-Germain.

Procédure difficile à instaurer au pays

Bien que les registres concernant les mauvais traitements n’existent pas dans toutes les provinces, Noni Classen suggère qu’il est nécessaire de les évaluer dans celles qui en ont.

Il serait de toute façon impossible de mettre en place un registre national, selon elle, car la protection des enfants au Canada est du ressort des gouvernements provinciaux.

Selon Noni Classen, ces vérifications ne constituent également qu’un élément de la question : des protocoles supplémentaires, comme des formations en matière de mauvais traitements infligés aux enfants ou des entrevues des bénévoles scouts, sont également nécessaires pour assurer la sécurité des enfants.

Scouts Canada a indiqué par courriel être en cours de discussions avec le ministère de la Famille manitobain pour inclure ces vérifications du Registre concernant les mauvais traitements dans la procédure de recrutement des bénévoles.

Le ministère de la Famille a toutefois indiqué qu’il ne pouvait pas envoyer des informations du registre au bureau de Scouts Canada à Ottawa, car il est situé en dehors de la province.

Nous continuons les discussions et espérons trouver une solution pour obtenir des informations du registre directement, a écrit un porte-parole de l’organisme à CBC/Radio-Canada.

Avec les informations de Caitlyn Gowriluk

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