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Faire briller le court métrage québécois

Une femme vêtue d'un haut rouge devant un luminaire en forme d'étoile.

L'actrice Christine Beaulieu, dans une image tirée du court métrage « Aimé », de la réalisatrice et comédienne Fanny Mallette.

Photo : Travelling Distribution

Fanny Bourel

Souvent méconnu du grand public, le genre du court métrage recèle pourtant des trésors et n’a jamais été aussi facile d'accès grâce à Internet. Le court métrage québécois jouit également d’une belle réputation à l’international. Netflix sera d'ailleurs présent au Gala Prends ça court! Cette soirée, qui récompense les meilleurs courts métrages du Québec, aura lieu mardi à l'occasion des Rendez-vous Québec Cinéma.

Le mois dernier, pour la deuxième année consécutive, un court métrage québécois, Brotherhood, de la réalisatrice Meryam Joobeur, était nommé aux Oscars. En 2019, c’était Fauve, de Jérémy Conte, qui était sélectionné dans la catégorie du meilleur court métrage de fiction

Cela a donné une belle visibilité à l’international, explique Danny Lennon, créateur de Prends-ça court! et programmateur pour des festivals.

Le court métrage québécois a la cote

Signe que la qualité des courts métrages québécois est saluée à l’étranger, deux films d’ici ont reçu les honneurs, vendredi, au Festival international du film de Berlin. L’un d’entre eux est Clebs, de la cinéaste montréalaise d'origine suisse-marocaine Halima Ouardiri. 

Ce court métrage fait d’ailleurs partie des 63 films en compétition cette année à Prends ça court! Ils seront évalués par un jury entièrement féminin, composé notamment de l’autrice et actrice Christine Beaulieu et de la comédienne Anick Lemay. 

Certains de ces films seront peut-être sélectionnés au Festival de Cannes, indique Danny Lennon. 

Des courts métrages de plus en plus longs

Malgré cette reconnaissance internationale, le court métrage reste un cinéma de niche. Peu diffusé à la télévision aux heures de grande écoute, il souffre également encore d’être moins bien considéré que le long métrage. 

C’est dommage, car on passe à côté de tellement de bons films. Le court métrage, c’est de l’énergie et de l’émotion pures en petites doses.

Danny Lennon

Les courts métrages sont d’ailleurs de plus en plus longs. Comme la télé achète peu de courts métrages, les gens sont libres de faire les films qu’ils veulent, explique ce passionné. Un film de 15 à 20 minutes permet d'étoffer, d'aller plus loin dans l’histoire.

À défaut de trouver sa place au petit écran, le court métrage québécois offre une diversité et une créativité qui lui permettent de davantage rayonner sur Internet. Certains des films sont visibles sur YouTube ou Vimeo, mais aussi sur des plateformes locales comme ICI Tou.tv.

Le Gala Prix Prends ça court! se tiendra le 3 mars, à 19 h, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal. 

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